Libye: Détentions arbitraires dans les prisons de l'Est libyen sous contrôle du maréchal Haftar

L'Institution nationale des droits humains en Libye (NIHRL) a exprimé sa vive inquiétude concernant la détention arbitraire et hors de tout cadre légal de citoyens libyens dans trois prisons à l'est du pays, sous contrôle du maréchal Khalifa Haftar. L'institution s'inquiète également du non-respect persistant des décisions du parquet et des tribunaux qui ordonnent la libération de certains détenus qui sont privés de tous leurs droits et qui subissent des tortures physiques et psychologiques.

Ce sont 210 personnes arbitrairement détenues, à l'Est libyen, dans trois prisons : Al-Kuweifiya et Abu Dizra, à Benghazi, et la prison de Qarnada, à Shahat. Parmi elles, il y a des femmes, des personnes âgées et des enfants, selon l'Institution des droits humains en Libye.

D'après l'ONG, les membres de l'ordre soufi arbitrairement arrêtés subissent spécifiquement les plus mauvais traitements. Ils sont privés de soins médicaux et soumis à la torture. Certains sont placés à l'isolement.

Depuis 2024, les soufis sont poursuivis dans les zones sous contrôle du maréchal Haftar. L'ANL compte dans ses rangs plusieurs brigades salafistes qui s'opposent à la voie soufie plus tolérante et plus modérée.

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« Nous réclamons la régularisation de ces personnes arbitrairement détenues. Certaines ont été arrêtées il y a deux ans et demi, sans aucune procédure légale et sans recourir à la justice. Ces détenus sont empêchés de communiquer avec leurs familles et leurs avocats. Notre mission consiste à réclamer leur libération ou leur traduction devant la justice afin de vérifier la validité des accusations portées à leur encontre. Si la justice libyenne échoue à remplir cette mission humanitaire, nous n'aurons d'autre recours que de nous tourner vers les mécanismes internationaux, à savoir la Cour internationale de justice (CIJ), car ce qu'ils subissent constitue des violations pouvant être qualifiées de crimes contre l'humanité », a appelé Ahmad Hamza, président de l'Institution nationale des droits humains (NIHRL).

L'Institution nationale des droits humains affirme qu'elle a en sa possession des preuves sur ces violations. Elle a formulé une demande d'enquête à la Cour pénale internationale (CPI), lui transmettant tous ces documents.

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