Face à l'expansion de la maladie à virus Ebola qui touche désormais 37 zones de santé en République démocratique du Congo, le gouverneur du Haut-Uele, Jean Bakomito Gambu a relevé, lundi 13 juillet, les facteurs aggravants au sein de sa province. Intervenant dans l'émission Dialogue entre Congolais Sur Radio Okapi, il a souligné que la lutte est entravée par la forte circulation des commerçants dans les foyers miniers et le rejet des mesures sanitaires, la maladie à virus Ebola gagne dangereusement du terrain dans le Haut-Uele.
Pour le gouverneur Bakomito, l'un des premiers vecteurs de transmission dans le Haut-Uele est l'intense circulation des personnes et des biens. Les zones de forte activité commerciale et minière, notamment autour de Nyanza et dans le territoire de Wamba, favorisent une « forte circulation » qui rend difficile le confinement des chaînes de transmission. Contrairement à des centres urbains comme Isiro, où la sensibilisation est plus aisée, les zones minières, souvent parsemées de foyers et d'activités artisanales, compliquent le travail des équipes de riposte.
Le déni, un frein majeur à la riposte sanitaire
Au-delà des contraintes géographiques, le gouverneur pointe du doigt un obstacle psychologique et social majeur : la résistance de la population face à la réalité de l'épidémie.
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Une partie de la population refuse d'admettre l'existence du virus, qualifiant la maladie de « montage » ou de mise en scène, ce qui compromet les efforts de prévention.
Ce déni se traduit par un rejet systématique des protocoles médicaux : refus de se faire tester, refus de se soumettre à la prise de température et réticence aux dispositifs de lavage des mains.
Le chef de l'exécutif provincial insiste sur le fait que cette « résistance » constitue un défi de taille pour les autorités sanitaires, rendant la communication sur les risques d'autant plus périlleuse dans une province où les structures de santé doivent cohabiter avec des activités économiques souvent informelles.