Gabon: TOP 5, l'ONG qui veut faire des Gabonais des acteurs de la 5e République

14 Juillet 2026

Plus de 500 personnes venues de Libreville et de plusieurs provinces se sont réunies récemment pour le lancement officiel de l'ONG « Tous pour la 5e République » (TOP 5). Loin d'une simple formalité, la rencontre s'est transformée en véritable espace de débat sur le rôle du citoyen dans la construction institutionnelle en cours, sous le thème de la sensibilisation au vivre-ensemble et au respect des institutions.

Les prises de parole se sont enchaînées, toutes tournées vers un même objectif : réveiller l'engagement civique des Gabonais pour accompagner les réformes portées depuis l'avènement de la 5e République par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema.

Premier à s'exprimer, Jerry Bibang a mis en avant la diaspora gabonaise, une ressource humaine selon lui encore sous-exploitée. Compétences, réseaux, expertise : les Gabonais de l'étranger pourraient peser bien davantage dans le développement du pays, à condition d'organiser le transfert de savoir-faire vers la jeunesse locale, le mentorat ou l'appui aux start-up. Il a plaidé pour une appropriation collective du Plan national de croissance et de développement 2026-2030, et pour la création d'une structure fédérant la diaspora autour des institutions.

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Changement de ton avec Francis Edgard Sima Mba, vice-président de TOP 5, qui a interpellé l'assistance sur la place du citoyen dans l'architecture de la 5e République. Son message est sans détour : les institutions, aussi solides soient-elles, ne suffiront pas si les comportements individuels ne suivent pas. Respect de la loi, lutte contre la corruption, protection du bien public, culture du dialogue, autant de piliers qu'il juge indispensables.

Une place particulière a été réservée à la jeunesse, présentée comme le principal levier du renouveau national, le patriotisme se mesurant désormais au travail fourni plutôt qu'aux discours.

Hilaire Kwandio, porte-parole des communautés amies du Gabon, a ensuite rappelé le rôle des étrangers installés dans le pays dans le renforcement du dialogue interculturel, assurant de leur soutien à la consolidation du vivre-ensemble.

C'est Rodrigue Maïssa Nkoma, président de TOP 5, qui a clôturé les échanges, en défendant une thèse simple : sans paix sociale, sans respect des institutions et sans citoyens réellement impliqués, aucun développement durable n'est possible. Le vivre-ensemble, a-t-il insisté, n'est pas un supplément d'âme mais le socle de la stabilité nationale.

Le lancement de Libreville n'est qu'un point de départ. L'état-major de TOP 5 planche déjà sur un calendrier de sorties destinées à porter ce message dans les neuf provinces, là d'où venait justement une partie des participants. Ces prochaines étapes seront communiquées dans les semaines à venir.

À travers cette première rencontre, TOP 5 pose une pierre dans le débat public gabonais et rappelle une évidence : une République ne se construit pas seulement à coups de textes et d'institutions, mais par l'engagement quotidien de citoyens conscients de leurs droits et de leurs devoirs.

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