Face aux défis du changement climatique, le gouvernement veut renforcer le rôle de l'Office de développement et d'exploitation des forêts (ODEF) dans sa politique de reforestation et de restauration des écosystèmes.
Première priorité fixée à l'institution : maîtriser la sylviculture des essences forestières locales, pour produire et diffuser des espèces adaptées aux réalités écologiques du pays.
L'objectif est d'améliorer le taux de survie des plantations et de renforcer les campagnes de reboisement intensif menées depuis plusieurs années sur les forêts classées et les espaces dégradés.
Les pouvoirs publics souhaitent aussi moderniser l'atelier de menuiserie de l'Office, pour développer la transformation locale du bois.
Autre chantier : mieux associer les communautés locales aux projets de reboisement, à travers des activités génératrices de revenus et le financement d'infrastructures sociocommunautaires comme les écoles et centres de santé.
Enfin, l'ODEF est invité à diversifier ses sources de financement en mobilisant davantage de ressources extérieures. Son accréditation auprès du Fonds d'adaptation lui offre un atout de poids pour soumettre des projets à fort impact environnemental et social aux bailleurs internationaux.