Afrique de l'Ouest: Sahel-Golfe de Guinée - L'ONU alerte sur une menace terroriste qui se déplace

15 Juillet 2026

Le chef du Bureau des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel (UNOWAS), Leonardo Santos Simão, a averti mardi que « la menace posée par les groupes terroristes et autres groupes armés non étatiques reste aiguë, notamment dans le Sahel central et le nord du Nigeria, ciblant rapidement les États côtiers du golfe de Guinée ».

Lors d'un briefing devant le Conseil de sécurité, il a dégagé trois grandes tendances pour la région : une situation sécuritaire préoccupante, un regain de dynamique autour du dialogue et de la coopération, et des évolutions démocratiques en cours.

Selon lui, les groupes terroristes adaptent leurs tactiques, recourant de plus en plus aux drones, aux moyens de communication modernes et aux cryptomonnaies. À cela s'ajoute une explosion du trafic, de la production et de la consommation de drogue, phénomène en croissance rapide qui touche surtout les États côtiers, avec des saisies en hausse constante.

« Les jeunes sont les principales victimes, mais certains sont aussi recrutés par des combattants terroristes », a-t-il souligné, ajoutant que les institutions politiques et publiques de certains pays sont « menacées par des réseaux de trafiquants de drogue, ce qui contribue à les affaiblir ».

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Simão a également pointé un accès humanitaire fortement restreint dans plusieurs zones, aggravé par des financements insuffisants. « Les femmes, les enfants et les jeunes continuent de payer le plus lourd tribut du déplacement, de l'insécurité, des violations des droits et de l'accès limité aux services essentiels », a-t-il précisé, évoquant aussi les attaques contre les écoles, qui compromettent l'avenir de communautés entières.

Il a salué le rôle croissant de l'Union africaine dans le dialogue régional, ainsi que le renforcement de la coopération avec la Cédéao et l'engagement accru avec le Mali et d'autres pays de la région.

L'ambassadeur ivoirien Tiémoko Moriko a plaidé pour une réponse collective fondée sur le partage du renseignement, la coopération transfrontalière et un financement durable des mécanismes de sécurité africains.

De son côté, l'ambassadeur burkinabè Saïdou Zongo a affirmé que son pays et les États de l'Alliance des États du Sahel « croient en l'avenir » et restent ouverts au dialogue, saluant notamment les initiatives menées par le Togo, l'Union africaine et l'UNOWAS.

À l'issue de la réunion, Leonardo Santos Simão a résumé devant la presse : « La région a fait preuve d'une résilience remarquable. Mais elle ne peut réussir sans un soutien international soutenu. »

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