Afrique: Malawi - Un sommet sur l'apprentissage fondamental en Afrique et pour mettre fin à la «pauvreté éducative»

Les ministres africains de l’Éducation et des Finances se réunissent au Malawi pour faire le point sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre de l’engagement continental visant à mettre fin à la pauvreté éducative d’ici 2035

Au Malawi, une quinzaine de ministres africains de l'Éducation ainsi que de nombreuses délégations ont rendez-vous à partir de ce 15 juillet, durant trois jours, pour échanger sur les politiques éducatives et répondre à leurs nombreux enjeux : financiers, démographiques et sécuritaires. Cette 3e édition du sommet Flex permet à tous les pays du continent de s'asseoir autour de la même table et de réfléchir à des solutions communes pour mettre fin à la pauvreté éducative.

C'est le monde de l'éducation africain qui a rendez-vous au Malawi cette semaine. Une quinzaine de ministres de l'Éducation, ainsi que des délégations venues des autres coins du continent africain, se retrouvent à Lilongwe, capitale malawienne, à l'occasion du Foundational Learning Exchange (Flex 2026).

Un sommet lancé en Sierra Leone en 2023 initié par les ministres de l'Éducation qui souhaitaient alors travailler main dans la main, alors que les systèmes éducatifs africains, déjà confrontés à des problèmes profonds, ont été frappés durement par la pandémie de Covid 19, puis, plus récemment, par le retrait des aides américaines au développement.

« Nous connaissons les problèmes, parlons plutôt des solutions »

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Pour la troisième édition du « plus grand rassemblement annuel du continent réunissant ministres de l'Éducation, décideurs politiques et partenaires engagés en faveur de l'apprentissage fondamental », selon l'Association for the Development of Education in Africa (Adea), co-organisateur de l'événement, le contexte actuel est « préoccupant », avec la fin de l'Usaid, l'agence américaine d'aide au développement.

Mais il y a urgence. « La fenêtre démographique africaine se referme rapidement : d'ici 2050, près de 40 % des enfants du monde vivront en Afrique, alors même que les réformes éducatives progressent souvent plus lentement que les besoins », poursuit l'Adea, intégrée à la Banque africaine de développement (BAD), qui souhaite transformer « le dividende démographique en pouvoir économique ».

Une question animera alors ces trois jours d'échanges : comment mettre fin à la pauvreté éducative d'ici 2035 ? Une première réponse concrète sera le lancement du « Flight », un fonds intergouvernemental de 35 millions d'euros pour les systèmes éducatifs du continent. « L'objectif, c'est vraiment que le continent pense à ses propres financements et ne dépende plus des aides internationales », confie à RFI un participant au Flex 2026, dans les couloirs du centre de conférences.

« Nous connaissons les problèmes, parlons plutôt des solutions », lance un autre participant. Ces problèmes, l'Union africaine (UA) les liste : professeurs sous-payés, manque d'investissements, manque d'accompagnement pour les devoirs à la maison, sans oublier les chocs climatiques et les conflits qui touchent le continent.

« Considérer l'éducation comme un investissement stratégique »

L'Adea insiste alors sur un changement de narratif nécessaire : « Considérer l'éducation non pas comme une dépense, mais comme un investissement stratégique pour le développement à long terme de l'Afrique », moteur du développement économique du continent tout entier.

À Lilongwe, une déclaration commune, résultat des trois jours de tables rondes, sera publiée au moment de la clôture du sommet, le vendredi 17 juillet.

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