La maladie à virus Ebola progresse à une vitesse alarmante dans le territoire de Djugu (Ituri), provoquant la fermeture de neuf postes de santé sur les douze que compte l'aire de santé Héritage, dans le groupement de Limani, alertent des chefs coutumiers.
Submergées par un afflux quotidien de patients, les structures médicales locales de Limani ont suspendu leurs activités, poussant les autorités coutumières à lancer un cri d'alarme pour un déploiement d'urgence des équipes de riposte afin de contenir la propagation communautaire.
Sur le terrain, la vitesse de propagation du virus devance désormais les capacités de la riposte sanitaire. Les malades affluent chaque jour dans les centres restés ouverts, exacerbant la crise humanitaire dans cette partie de la province.
La résistance communautaire alimente le virus
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Selon les chefs traditionnels locaux, le respect des protocoles sanitaires se heurte à des poches de déni au sein de la population. Dans les secteurs de Djatsi et Pitsi, une frange importante de la communauté continue de rejeter les mesures de prévention édictées par les autorités médicales, un facteur direct qui accélère les chaînes de contamination.
Le chef de secteur des Walendu Djatsi, Justin Gudza Kiza, alerte sur l'ampleur inédite de cette crise :
« La situation est grave et a déjà occasionné la mort de plus d'une centaine de personnes ».
Appel pressant à des renforts médicaux
Face à ce bilan provisoire déjà très lourd, mais non encore confirmé par les autorités sanitaires, la saturation des infrastructures de l'aire de santé Héritage laisse des milliers de familles sans accès aux soins de santé de base.
En attendant une intervention d'envergure de la coordination de la riposte, les leaders d'opinion et les autorités coutumières redoutent une catastrophe sanitaire majeure si des équipes médicales supplémentaires et des intrants spécifiques ne sont pas acheminés en urgence dans le groupement de Limani.