En mer, tout se joue parfois dans la clarté d'une fréquence. Dahirou Thiam, Directeur général de l'Agence de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), l'a rappelé sans détour : la sécurité maritime tient à la fiabilité des communications autant qu'à la vigilance des hommes.
C'est ce message qu'il a porté lors d'un atelier consacré à la gestion des fréquences radioélectriques, des numéros MMSI et des indicatifs d'appel, des outils techniques dont dépend, très concrètement, la protection des vies humaines en mer.
Le raisonnement du DG de l'ARTP tient en une chaîne de causalités simple. Une gestion rigoureuse du spectre évite les interférences ; l'absence d'interférences garantit des communications fiables ; des communications fiables permettent des opérations de recherche et de sauvetage efficaces. À chaque maillon correspond une vie potentiellement sauvée. Les numéros MMSI, précisément, jouent ce rôle d'identifiant : ils permettent de reconnaître un navire en quelques secondes et d'accéder aussitôt aux données sur son équipement et son équipage un gain de temps souvent décisif lorsqu'un bâtiment est en détresse.
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L'atelier s'est déroulé en présence de Bécaye Diop, Directeur général de l'Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM), partenaire naturel de l'ARTP sur ces questions. Les deux institutions en ont profité pour renouveler leur convention de partenariat, signe d'une coopération que ni l'une ni l'autre ne considère acquise une fois pour toutes. Face à l'évolution rapide des technologies et des usages numériques, les deux directeurs généraux ont réaffirmé leur volonté d'ajuster continuellement leur collaboration.