Ile Maurice: Corruption présumée - Un technicien du CEB dans le viseur

Il y a à peine quelques mois, les autorités affichaient leur détermination à renforcer la lutte contre les infractions liées à la consommation d'électricité. Réunions stratégiques, coordination accrue entre les institutions et promesse de fermeté... tout semblait mis en oeuvre pour garantir l'intégrité des contrôles sur le terrain. Aujourd'hui, l'un de ceux chargés de veiller au respect des règles se retrouve lui-même au coeur d'une enquête pour corruption présumée.

Mohammad Jalal Ud Dhin Mohabeer, 33 ans, employé comme Lines technician au Central Electricity Board (CEB), a été interrogé sous avertissement puis arrêté mercredi par la Financial Crimes Commission (FCC). Les enquêteurs le soupçonnent d'avoir abusé de sa position lors d'une intervention auprès d'un habitant de Vallée-des-Prêtres.

Selon les éléments recueillis par la commission, le technicien se serait présenté au domicile de l'habitant de Vallée-des-Prêtres en affirmant être mandaté par le CEB pour effectuer une inspection de son compteur électrique. Au cours de cette visite, il aurait signalé ce qu'il présentait comme une irrégularité susceptible d'être rapportée aux autorités compétentes.

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L'affaire a pris une tournure plus grave. La FCC soupçonne le préposé d'avoir ensuite réclamé et obtenu une somme d'argent en échange de sa promesse de ne pas transmettre le dossier au CEB. Ce comportement, s'il est confirmé, pourrait constituer une infraction relevant de la corruption en vertu de la FCC Act.

Cet interrogatoire intervient dans un contexte particulier. Début mai, le ministre de l'Énergie et des Services publics, Patrick Assirvaden, avait réuni plusieurs acteurs institutionnels, dont le Deputy Commissioner of Police Krishna Jhugroo, afin de renforcer la lutte contre le gaspillage et les infractions liées à la consommation d'électricité. Les autorités avaient alors insisté sur la nécessité d'une surveillance rigoureuse et d'une coopération étroite entre le CEB, l'Energy Efficiency Management Office (EEMO) et la police.

Des mécanismes de signalement rapide avaient été annoncés, tandis que les contrevenants s'exposaient à des sanctions sévères pouvant aller jusqu'à Rs 200 000 d'amende et deux ans d'emprisonnement.

L'enquête de la FCC vise désormais à déterminer si les agissements reprochés au technicien relèvent d'un acte isolé ou s'ils pourraient révéler des pratiques plus préoccupantes. Les enquêteurs poursuivent l'examen des éléments recueillis afin d'établir les circonstances exactes de cette affaire. Les enquêteurs de la FCC soupçonnent d'autres employés d'agir ainsi.

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