Ile Maurice: Un examen blanc tourne à l'épreuve de nerfs

À quelques mois des examens du Higher School Certificate (HSC), un examen blanc d'Accounting AS Level Paper 2, organisé dans une collège académie des Plaines-Wilhems, suscite de nombreuses interrogations. Plusieurs élèves de Grade 13 affirment avoir vécu une épreuve marquée par une succession d'incidents, qui auraient sérieusement perturbé leur concentration et le déroulement normal de l'évaluation.

Selon leurs témoignages, les difficultés sont apparues dès le début de l'examen. Des pages manquaient aux questionnaires distribués alors que l'enseignant responsable de la préparation du papier n'était pas encore présent. Les candidats disent avoir dû patienter pendant que les documents étaient réimprimés et redistribués, retardant ainsi le démarrage effectif de l'épreuve et installant, selon eux, un climat de confusion.

Les élèves soutiennent que les perturbations se sont poursuivies tout au long de l'examen. Environ 40 minutes après le début de l'épreuve, une erreur dans une question aurait été relevée, dans un premier temps, par les candidats eux-mêmes. Quelques minutes plus tard, de nouvelles consignes auraient été données afin de modifier certaines données de l'exercice.

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Toujours selon les élèves, un ordinateur portable aurait ensuite été introduit dans la salle afin de préparer des corrections supplémentaires. Celles-ci auraient finalement été inscrites au tableau blanc. Plusieurs candidats estiment toutefois que les indications étaient difficiles à distinguer en raison de leur emplacement et de leur lisibilité. Ils affirment également que les chiffres de l'exercice auraient été modifiés à plusieurs reprises, les contraignant à reprendre leurs calculs et leur raisonnement en plein examen.

Pour les candidats, ces interruptions répétées ont entraîné une perte de temps importante et une baisse de concentration. Bien que 15 minutes supplémentaires aient été accordées à la fin de l'épreuve, plusieurs estiment que ce délai ne compensait pas les perturbations subies.

Au-delà de la prestation académique, certains évoquent un véritable stress psychologique. À quelques mois des examens officiels du HSC, ils craignent que les résultats obtenus lors de cet examen blanc ne reflètent davantage les problèmes d'organisation que leur niveau réel de préparation.

Les élèves concernés demandent désormais qu'un examen approfondi des circonstances soit effectué par les autorités compétentes, notamment la direction de la zone et le ministère de l'Éducation, afin de déterminer si les procédures encadrant l'organisation des examens ont été respectées et d'éviter que de tels incidents ne se reproduisent.

La version des enseignants

Interrogés sur ces événements, des enseignants reconnaissent que le questionnaire comportait une erreur. Selon eux, un montant de 2 004 avait été inséré à la place de 2 003. Une fois cette erreur identifiée, les candidats ont obtenu un délai supplémentaire de 15 minutes pour compléter l'épreuve.

Le ministère de l'Éducation a confirmé l'ouverture d'une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Un rapport sera soumis au ministre de l'Éducation, Mahend Gungapersad, à l'issue des vérifications.

Par ailleurs, cette situation ne serait pas un cas isolé. Dans un autre collège d'État du Nord, des parents rapportent que leurs enfants, qui ont récemment pris part aux examens blancs de sociologie et de littérature anglaise, auraient été confrontés à des questionnaires portant sur des contenus qui, selon eux, n'avaient pas encore été couverts en classe.

«C'est décourageant pour des élèves qui ont travaillé toute l'année de se retrouver face à des questionnaires pour lesquels ils estiment ne pas avoir été suffisamment préparés. Nous espérons que ce type de situation ne se reproduira pas lors des examens de fin d'année», confie un parent.

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