Congo-Kinshasa: Ebola au pays - Un centre de traitement pris pour cible à Nyankunde

En République démocratique du Congo, de nouveaux incidents sécuritaires viennent perturber la riposte à l'épidémie. Mercredi 15 juillet, dans l'est du pays, à Nyankunde, à 45 km au sud ouest de Bunia, dans la province de l'Ituri, des tirs ont éclaté entre miliciens à proximité d'un centre de traitement Ebola, et dans un incident séparé, des hommes en colère ont caillaissé les bâtiments du centre. Les deux incidents ont provoqué la panique. Ce jeudi, les agents chargés de la riposte contre l'épidémie ont quitté la localité pour des raisons de sécurité.

Les circonstances exactes de l'attaque contre le centre de traitement Ebola (CTE) de Nyankunde sont encore floues. Il y aurait deux incidents séparés. Selon plusieurs témoignages, des coups de feu impliquant des miliciens locaux ont éclaté dans la localité: un de leurs chefs est décédé.

Parallèlement la famille d'une femme enceinte décédée au centre médical a tenté de récupérer son corps et, de colère, a caillassé le centre de traitement.

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Les deux incidents ont créé la panique. Dans la confusion, quatre patients atteints d'Ebola ont pris la fuite. Selon un responsable du centre médical, les quatre patients Ebola sont revenus au centre de Nyankunde. Un cas suspect a, en revanche, pris la fuite.

Le personnel médical quitte la localité

Jeudi matin, le personnel médical de l'OMS, d'Africa CDC et de l'ONG Samaritans Purse a décidé de quitter Nyankunde pour se rendre à Bunia.

Le docteur Yap Boum, chef de division de réponse aux urgences à Africa CDC, s'inquiète du départ des équipes de riposte, soit une quinzaine de personnes. Tant que les conditions sécuritaires ne sont pas bonnes, dit il, la riposte à l'épidémie risque d'être freinée.

« Ça veut dire que cette zone de santé devient insécure, et une zone de santé en insécurité veut dire que les professionnels ne peuvent pas y avoir accès [...] Ça peut vraiment impacter les différentes opérations qui sont prévues dans les zones de santé dans lesquelles il peut y avoir un nombre important de cas », déplore-t-il.

« Il n'y a pas de santé sans sécurité », rappelle le Dr Yap Boum II

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