Sénégal: Bakel - Lancement d'un programme communautaire pour la restauration des écosystèmes

Kidira — Le Groupe de recherche et de réalisations pour le développement rural (GRDR) a procédé, jeudi, à Kidira (Bakel, est) au lancement du programme "Kisal Diiwaan Falémé" (territoire paisible, en français), pour préserver les écosystèmes et renforcer la cohésion sociale dans le Falémé, l'affluent naturel du fleuve Sénégal.

Le projet "Kisal Diiwaan Falémé" constitue une composante opérationnelle de l'objectif spécifique du projet de gestion intégrée des ressources en eau de surface et souterraine dans les bassins du fleuve Sénégal et de l'aquifère sénégalo-mauritanien (PROGIRESS), financé par l'Union européenne, selon un document transmis à l'APS.

"Kisal Diiwaan" s'inscrit dans une approche de préservation des écosystèmes, de restauration des terres dégradées, de gestion concertée des ressources naturelles et de consolidation de la cohésion sociale dans l'espace transfrontalier de la Falémé, ajoute le document.

D'une durée de 3 ans (2026 à 2029), le projet va intervenir dans les communes de Sadatou, Médina Foulbé, Toumboura et Gathiary où des projets pilotes relatifs aux actions issues du plan d'action de l'étude sur les impacts de l'orpaillage dans le bassin de la Falémé seront mis en oeuvre.

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"Cette zone est caractérisée par une importante richesse écologique et une forte dépendance des communautés aux ressources naturelles. Mais aujourd'hui, elle fait face à de multiples défis liés notamment à la pression sur les ressources forestières et hydriques, à l'exploitation minière artisanale et semi-mécanisée, à la dégradation des terres, aux effets du changement climatique", a expliqué le coordonnateur du GRDR, Assane Dione.

Selon lui, l'objectif global du projet est de contribuer à l'amélioration de la gestion durable des ressources naturelles et de la biodiversité dans les territoires transfrontaliers de la Falémé, à travers une approche territoriale inclusive favorisant la concertation entre les collectivités territoriales, les services techniques de l'État, les organisations communautaires et l'ensemble des acteurs concernés.

"On a échangé avec les populations concernées par le projet, parce que la réussite d'une telle initiative requiert, dès la phase de démarrage, une forte implication des autorités administratives, des collectivités territoriales, des autorités villageoises, des services techniques déconcentrés et des organisations de la société civile locale", a ajouté M. Dione.

Des autorités administratives, territoriales, des représentants de l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), des présidents d'associations et chefs de service déconcentrés ont pris part à cette rencontre.

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