En Centrafrique, c'est un retour au calme à Boali, située à une centaine de kilomètres au nord de Bangui, après des violences survenues le 13 juillet. Des troubles ont été déclenchés suite à la mort d'un jeune homme, tué par des hommes armés dans les environs. Son décès a provoqué la colère des habitants, qui ont organisé une marche de protestation en apportant le corps de la victime à la mairie. Ils dénoncent la dégradation de la situation sécuritaire et appellent les autorités à intervenir rapidement.
Selon plusieurs membres de la famille de la victime, l'homme était parti à la chasse avec son frère cadet et ses deux enfants. Après avoir laissé le groupe dans leur campement, il est parti seul vérifier les pièges qu'il avait installés dans la forêt. C'est à ce moment-là qu'il est tombé sur des hommes armés, affirme son frère, Dieudonné, qui a pu se cacher.
« Ils ont été très nombreux à l'interpeller dans la forêt. Ils lui demandaient de leur montrer le chemin menant au centre-ville et c'est ce qu'il a fait. Mais ils lui reprochaient de ne pas leur indiquer le bon chemin. Ils ont commencé à le torturer et à le poignarder avant de le tuer », raconte le frère de la victime.
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Ces dernières semaines, les enlèvements, les agressions et les meurtres se sont multipliés dans cette localité de Centrafrique. De nombreux habitants accusent des hommes armés peuls d'être à l'origine de ces violences.
« La communauté peule n'a rien à voir avec ces malfrats »
Ils se sont vengés contre des civils, témoigne Ousmane, blessé au cours de ces violences. « Plusieurs maisons, dont celle du chef de la communauté peule, ont été détruites. Il y a eu plusieurs blessés, mais aucun mort. La communauté peule n'a rien à voir avec ces malfrats. Ce sont des bandits, c'est triste que nous soyons pris pour cible », déplore-t-il.
Face à la recrudescence des violences, le maire de Boali Arsène Kongali a annoncé des mesures : « La population était très en colère. Mais à l'heure actuelle, la situation est sous contrôle. Les effectifs des forces de sécurité ont été renforcés. La justice a été saisie et une enquête est ouverte. Les opérations se poursuivent pour retrouver et traduire en justice les auteurs. »
Le calme est revenu mercredi 15 juillet et les activités ont repris progressivement dans la ville.