Burkina Faso: Dépravation des moeurs impliquant des mineurs - Tout le monde est coupable !

16 Juillet 2026

J'ai appris que des mineurs et des adolescents ont été interpellés en début de semaine en cours, par la Police municipale de Ouagadougou. Au départ, je pensais que c'était pour des faits présumés de gangstérisme ou de délinquance. Mais très vite, je me suis ressaisi puisqu'on m'apprend que ces jeunes ont été interpellés pour des faits présumés de dépravation de moeurs. Il ressort, en effet, que ces garnements avaient loué une villa dans un quartier de la ville de Ouagadougou et s'y donnaient rendez-vous pour faire des choses pas très catholiques.

Du coup, j'ai perdu mon latin ou ce qu'il en reste. Car, je me suis posé plusieurs questions : pourquoi des mineurs s'adonneraient-ils à de tels errements ? Où gagnent-ils l'argent pour payer le loyer ? En tout cas, moi fou, je n'en reviens pas. Je m'attendais, en cette période de vacances, que ces jeunes se donnent la peine de renforcer leurs connaissances en bouquinant. Ou alors qu'ils se montrent utiles à eux-mêmes, en faisant comme d'autres, c'est-à-dire exercer de petits boulots, histoire de se faire des sous avant la rentrée des classes. Je peux même comprendre que ces enfants profitent de l'occasion pour faire des colonies de vacances afin de décompresser et ce, après plusieurs mois de dur labeur. Mais que des garnements s'adonnent à des parties de jambes en l'air et cela, en bande organisée, cela me laisse perplexe. Franchement, j'accuse. Dans un premier temps, j'accuse les parents qui, plutôt que de mettre un point d'honneur à occuper sainement leurs enfants, les abandonnent à tous les vices.

Le mal est profond si bien qu'il nécessite une thérapie de choc

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J'accuse aussi ces jeunes dont certains passent leur temps à mentir aux parents afin de leur soutirer de l'argent pour aller s'adonner à des pratiques immorales. On ne peut donc pas, de but en blanc, jeter l'anathème sur les parents qui, en acceptant de délier les cordons de la bourse, le font par amour pour leurs rejetons. J'accuse aussi la société, en premier lieu celui qui a accepté de mettre sa maison en location à des mineurs sans chercher à connaître ce qu'ils font avec. Tout se passe en effet, comme si notre société était devenue permissive, si fait que ce qui choquait hier, semble ne plus émouvoir quelqu'un. C'est à croire si les uns et les autres ne le trouvent pas normal. C'est pourquoi, dans le cas d'espèce, je tire mon chapeau à ceux qui ont dénoncé le comportement de ces enfants. Ils ont fait œuvre utile.

Car, s'ils avaient choisi de se taire, ceux-ci allaient persévérer dans leur bêtise. En fait, la dépravation des moeurs à laquelle on assiste de plus en plus, est quelque part, la conséquence de certaines séries télévisées que les enfants suivent à longueur de jour et de nuit, soit à la télé ou sur leurs téléphones portables ou tablettes. Voyez-vous ? Le mal est profond si bien qu'il nécessite une thérapie de choc. A la répression qui, sans doute, contribuera à dissuader certains enfants, devra s'ajouter une éducation familiale rigoureuse. Car, je le sais, il n'y a aucun honneur pour une famille d'entendre dire que son enfant est mêlé à une affaire de dépravation de moeurs ; tant cela sonne comme une humiliation.

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