Le directeur général de l'Agence de développement de l'économie numérique (Aden), Héliodore Francis Alex Gouloubi, a présenté le 16 juillet, à la Commission économie, finances et contrôle de l'exécution du budget de l'Assemblée nationale, la Taxe sur les nouveaux terminaux à cartes Sim.
Instituée dans le cadre de la loi de finances, exercice 2026, la Taxe sur les nouveaux terminaux à cartes Sim est entrée en vigueur depuis le 1er juin dernier. Cette disposition permettra, a indiqué le directeur général de l'Aden, à l'Etat d'avoir un levier supplémentaire pour la mobilisation des ressources pour le financement des projets structurants de l'écosystème numérique, du renforcement de la connectivité et bien d'autres. Pilier du développement d'un Etat, le numérique est, a-t-il poursuivi, au coeur de l'action des pouvoirs publics.
« Investir sur le numérique, c'est investir pour le développement de l'Etat. Cette taxe est un gage de développement pour l'avenir numérique de l'Etat. Je tiens aussi à préciser que ne sont concernés par cette taxe que les nouveaux terminaux numériques à cartes Sim importés dans le territoire national », a précisé Héliodore Francis Alex Gouloubi devant la presse.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
On entend par nouveaux terminaux numériques à cartes SIM, des téléphones mobiles, des tablettes numériques équipées de cartes Sim pour leur fonctionnement. « Cela ne concerne que les terminaux nouveaux importés dans notre pays. Les terminaux existants qui fonctionnent sur le territoire national ou qui seront acquis par les usagers sur le marché local ne sont pas assujettis au paiement de cette taxe », a poursuivi le directeur général de l'Aden.
C'est ainsi qu'il invite les importateurs à se conformer aux dispositions de la loi d'autant plus que cette taxe a une vocation de soutenir le financement des infrastructures numériques dans le pays et d'améliorer l'écosystème. Selon Héliodore Francis Alex Gouloubi, un terminal, aussi performant soit-il, s'il doit fonctionner dans un environnement de mauvaise qualité, le citoyen ne pourra pas bénéficier correctement de ces services. Ainsi, pour que cet écosystème soit renforcé ou soit modernisé, il faut également des investissements. D'où la nécessité de soutenir cette taxe pour le développement de l'écosystème numérique national.
« La taxe est due aux importateurs qui ramènent ces nouveaux terminaux dans notre pays. Ils s'acquittent du paiement de cette taxe par virement bancaire et très bientôt, nous allons intégrer également les moyens de paiement digitaux. Ils pourront s'acquitter du paiement de la taxe par MTN mobile Money ou par Airtel Money... », a-t-il annoncé.
La Commission économie, finances et contrôle de l'exécution du budget de l'Etat, que préside Maurice Mavoungou, a un point focal au sein de l'Aden, en l'occurrence le député Paul Matombé. Il a félicité le directeur général de cette agence pour avoir initié une campagne de vulgarisation de la loi instituant cette taxe à travers le territoire national.