Le Soudan a réaffirmé son plein engagement à coopérer avec la Cour pénale internationale, appelant le Conseil de sécurité à accélérer les procédures judiciaires et à délivrer des mandats d'arrêt à l'encontre des personnes accusées d'avoir commis des crimes au Darfour, tout en mettant en garde contre le fait que le retard porte atteinte à la confiance dans la justice et encourage l'impunité.
Dans le communique mercredi du Soudan devant le Conseil de sécurité sur le rapport semestriel du procureur de la Cour pénale internationale sur Darfour, le ministre plénipotentiaire Ammar Mohamed Mahmoud a dit que le Soudan affirme son engagement ferme envers les principes de justice et de responsabilité, particulièrement en ce qui concerne les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et le crime de génocide, soulignant que la réalisation de la justice constitue un pilier fondamental pour parvenir à la paix durable.
Il a précisé que le gouvernement poursuit ses efforts pour réaliser la justice au Darfour, partant de la conviction que « la paix et la justice sont deux voies complémentaires dont l'une ne peut exister sans l'autre ».
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Le communiqué a souligné que la milice de soutien rapide s'était rendue coupable de violations graves et de crimes effroyables à l'encontre des civils au Darfour et dans d'autres régions, incluant le meurtre sur la base de l'appartenance ethnique et le ciblage de civils et d'infrastructures, en évoquant les événements de Geneina et El-Fasher ainsi que les tentatives de les reproduire à El-Obeid.
Il a appelé la Cour pénale internationale à accélérer la procédure judiciaire, affirmant que « tout retard injustifié envoie un mauvais message aux auteurs de ces crimes ».