Khartoum, 16 Juillet 2026 (SUNA) - Le ministre de la Justice, Dr Abdalla Darf a déclaré que la Commission suprême des poursuites internationales relatives aux violations et aux crimes commis par la milice rebelle et ses soutiens oeuvre pour l'élaboration de nouvelles voies juridiques pour poursuivre le gouvernement des Émirats arabes unis dans les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et le génocide commis par la milice à El-Fashir, El-Geneina et Al-Gezira, avec le soutien direct du régime d'Abou Dhabi, à travers des armes, des drones suicides et stratégiques, fabriquées au cours des années 2023, 2024 et 2025, dont le dernier utilisateur est l'État des Émirats arabes unis.
Le ministre et les membres de la commission se sont rendus jeudi à l'exposition présentant diverses quantités d'armes saisies par les forces armées de milice, qui prouvent l'implication des Émirats dans le soutien à la milice rebelle.
Le ministre a indiqué que l'exposition s'inscrivait dans le cadre du travail de la commission pour recueillir des preuves et des données sur les violations commises par la milice et ses soutiens.
Ces armes ont prouvé sans aucun doute qu'elles provenaient du régime d'Abou Dhabi et que celui-ci serait traduit devant les tribunaux internationaux conformément aux preuves suffisantes, a-t-il précisé.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Le ministre a souligné qu'il existait différentes voies juridiques, représentées par la Cour pénale internationale, la Cour internationale de justice et un certain nombre de tribunaux américains, pour poursuivre tous ceux qui ont commis des crimes et des violations pendant la guerre dans le pays, précisant que ces options avaient été définies par la Commission suprême des poursuites internationales et le ministère de la Justice, et qu'elles en étaient à la phase finale de la rédaction de la requête avant son présentation.
Le ministre de la Justice a révélé une note d'entente avec la Cour pénale internationale concernant les crimes et les violations commis dans la région de Darfour, et a exprimé son espoir que la Cour émette des mandats d'arrêt contre les leaders de la milice rebelle.
Il a précisé que le Soudan n'est pas membre de la CPI et n'avait pas signé le Statut de Rome, et que les mandats d'arrêt à l'encontre des leaders de la milice impliqués dans des crimes de meurtre et de génocide s'inscrivent dans le cadre d'une note d'entente.