À Sao Tomé-et-Principe, archipel d'Afrique centrale souvent cité comme un modèle de démocratie du continent, le premier tour de l'élection présidentielle s'est déroulé dans le calme, dimanche 19 juillet 2026, malgré quelques tensions en début de journée. Le président sortant Carlos Vila Nova, favori, affronte principalement Nito d'Abreu, tous deux du même parti. Un duel qui éclipse d'ailleurs la présence de deux autres candidats, le juriste Miques João et l'économiste Eugénio Tiny.
À Sao Tomé-et-Principe, les premières heures du scrutin ont été marquées par une faible participation et par deux blocages dans le sud de la capitale. Sur l'îlot de Rolas et à la plage de Messias Alves, les urnes n'ont pas pu être acheminées dans un premier temps, en raison d'un mouvement de boycott.
Le président de la Commission nationale électorale, Jeudiger Nascimento, s'est inquiété du faible taux de participation aux élections, sans donner de chiffres. « Dans plusieurs districts, on a pu voir de nombreuses personnes aux bureaux de vote, mais qui n'exerçaient pas leur droit de vote. C'est inquiétant parce que cela pourrait compromettre l'exercice », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
Participation en hausse
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La Commission électorale nationale s'est toutefois montrée confiante, estimant que la situation pouvait revenir à la normale au fil de la journée, avec une hausse progressive de la participation.
En milieu d'après-midi, les observateurs de l'Union européenne faisaient ainsi état d'une participation en hausse et assuraient n'avoir constaté aucun incident majeur. Une trentaine d'observateurs avaient été déployés sur les deux îles pour suivre le déroulement du vote.
« Tout se déroule dans le calme, la sérénité et de manière ordonnée », a déclaré le chef de la mission européenne, l'eurodéputé portugais Sérgio Humberto, soulignant la bonne tenue générale du scrutin malgré les perturbations du matin.
Un duel au sein du même parti
Quelque 142 000 électeurs étaient appelés à choisir leur président parmi quatre candidats. Le président sortant, Carlos Vila Nova, élu en 2021 avec le soutien de l'Action indépendante démocratique (ADI, centre-droit), se présente comme garant de la « stabilité politique du pays ». Il a été critiqué pour le limogeage de l'ancien Premier ministre Patrice Trovoada en janvier 2025, une décision jugée un an plus tard contraire à la constitution santoméenne par la Cour constitutionnelle.
Carlos Vila Nova est opposé à Nito Viegas d'Abreu, rival au sein de son propre parti, ce qui donne au scrutin des allures de duel interne. Si aucun candidat n'obtient la majorité absolue des suffrages, un second tour sera organisé le 9 août 2026, prolongeant la séquence électorale dans ce petit archipel d'Afrique centrale.
