Sénégal: Le SAMES exige la reprise des négociations avec l'État et annonce une mobilisation de ses membres

Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) a exigé, dimanche à Louga, la reprise "sans délai" des négociations avec le gouvernement afin d'aboutir à la concrétisation des accords en suspens, tout en appelant ses membres à rester pleinement mobilisés pour la mise en oeuvre d'un plan d'action imminent.

Cette position est contenue dans le communiqué final sanctionnant les travaux du Comité exécutif national (CEN) du SAMES, réunissant les responsables du syndicat du 17 au 19 juillet dans la capitale du Ndiambour.

Selon le secrétaire général national du SAMES, Dr Diabel Dramé, cette première session du Comité exécutif national depuis l'installation du nouveau bureau exécutif national (BEN) a permis d'examiner les principaux défis auxquels est confronté le secteur de la santé ainsi que les orientations stratégiques de l'organisation syndicale.

Le syndicat estime que le contexte actuel, marqué par des réformes annoncées de la fonction publique, impose une "vigilance accrue" afin de préserver les acquis des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes.

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Les participants ont notamment consacré leurs travaux aux enjeux du contrat de travail dans la fonction publique, le statut et la carrière des praticiens ainsi qu'à la vie syndicale.

À l'issue des échanges, il a été recommandé la création, à brève échéance, d'un groupe de travail technique du SAMES chargé de contribuer aux réformes en cours relatives à la fonction publique.

Le SAMES a ainsi exhorté l'État à instaurer un cadre de dialogue social "sincère et constructif".

Le Comité exécutif national a également validé l'ensemble des points de la plateforme revendicative du syndicat et demandé au Bureau exécutif national d'assurer un suivi rigoureux du préavis de grève déposé en juin 2026.

Le SAMES réclame notamment la mise en place d'un statut particulier pour les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes, l'instauration d'un salaire minimum de base, une pension de retraite jugée "digne et acceptable", ainsi qu'un modèle inclusif permettant une meilleure absorption des professionnels de santé dans la fonction publique.

Le syndicat a enfin appelé toutes ses structures de base à rester "en ordre de bataille" et a prévenu qu'aucune démobilisation ne sera tolérée tant que sa plateforme revendicative n'aura pas obtenu une satisfaction "intégrale et définitive".

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