Luanda — La ministre de l'Action sociale, de la Famille et de la Promotion de la Femme (MASFAMU), Ana Paula do Sacramento Neto, a réaffirmé lundi à Luanda l'engagement du Gouvernement en faveur de la dignité humaine et de la promotion de la cohésion sociale.
La ministre s'exprimait lors de la cérémonie de lancement du Registre social unique (RSU), une plateforme destinée à identifier et à cartographier les familles en situation de vulnérabilité, afin de renforcer les politiques socioéconomiques.
Ana Paula do Sacramento Neto a déclaré que la justice sociale exigeait de la connaissance, de la rigueur et la capacité d'apporter une réponse aux citoyens au moment opportun.
« La protection sociale est l'une des plus nobles expressions de la responsabilité de l'État et le principe fondamental du RSU est de mieux connaître les besoins de la population afin d'améliorer les interventions », a-t-elle souligné.
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Elle a estimé que l'expérience accumulée au cours des dernières années avait permis d'élargir la portée de cet instrument stratégique, en le transformant en un pilier transversal de la gouvernance publique.
Selon la ministre, la réforme structurelle récemment lancée a produit des effets directs et significatifs dans plusieurs domaines, notamment en renforçant les capacités d'identification et d'analyse des situations de vulnérabilité sociale, en favorisant la coordination entre les différentes institutions publiques et en améliorant les mécanismes de mise en oeuvre ainsi que l'impact des programmes sociaux.
De son côté, le représentant de la Banque mondiale en Angola, Roland Yameogo, a souligné que le RSU constituait une étape cruciale dans les efforts engagés par le Gouvernement angolais pour consolider son système de protection sociale.
« Le Registre social unique sera un véritable outil permettant d'identifier plus efficacement les familles vulnérables », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette initiative facilitera l'accès aux aides et aux opportunités pour les familles qui en ont réellement besoin.
« Cette plateforme est un outil essentiel qui garantira que l'aide parvienne aux familles au moment opportun », a-t-il réaffirmé.
Le responsable a indiqué que, malgré les progrès réalisés grâce à la création de plateformes telles que le Système d'information de gestion des données (SIGA), ainsi que des mécanismes de paiement, de suivi, d'évaluation et de traitement des plaintes, certains défis persistent, notamment en matière d'interopérabilité, de numérisation, d'adaptation aux situations de crise et d'efficacité des paiements.
« Le RSU apparaît comme une réponse à ces limitations, car il favorise le partage des données entre les institutions, le renforcement de la prestation des services, l'amélioration de la prise de décision et l'accroissement de l'efficacité des programmes publics de protection sociale », a-t-il affirmé.
Roland Yameogo s'est également prononcé en faveur d'une forte coordination interinstitutionnelle sous la conduite du MASFAMU, soulignant que le système ne pourra atteindre son plein potentiel que s'il est mis en oeuvre sur la base d'une plateforme nationale partagée, transversale à l'ensemble du Gouvernement et durable au-delà des cycles individuels des projets.
Le lancement de cette initiative, marqué par la présence de la Première Dame de la République, Ana Dias Lourenço, et du ministre d'État chargé de la Coordination économique, José de Lima Massano, vise à renforcer les capacités de l'État dans l'amélioration de la coordination et de l'évaluation des politiques publiques, grâce à des informations fiables et intégrées.
Le Registre social unique (RSU) servira de base de données centralisée destinée à gérer et à orienter les aides, les programmes et les projets sociaux, tout en contribuant à la promotion de l'inclusion sociale.
La plateforme permettra de collecter, d'organiser et d'intégrer les informations sociales essentielles relatives aux familles en situation de vulnérabilité, offrant ainsi au Gouvernement une vision plus complète, actualisée et intégrée de la réalité sociale du pays.
Des équipes spécialement formées procéderont à l'enregistrement des familles à l'aide d'outils numériques adaptés à différents contextes, avec ou sans connexion internet permanente.