Les marchés publics restent le maillon faible de l'exécution des projets au Togo. Un secret de polichinelle dans les couloirs de l'administration, que la récente clôture anticipée du Projet d'amélioration de la sécurité hydrique en milieu urbain au Togo (PASH-MUT) est venue confirmer, souligne L'Union dans sa parution de mardi.
Parmi les griefs ayant conduit le gouvernement et la Banque mondiale à s'entendre pour mettre fin à ce projet de 100 millions de dollars figurent en effet des dysfonctionnements persistants dans les procédures de passation des marchés : contestations récurrentes, contrats remis en cause après vérifications, retards accumulés dans la mise en oeuvre.
Ce constat n'est pas isolé. Il rejoint les observations formulées de longue date par l'Inspection générale des finances (IGF), organe de contrôle placé sous l'autorité du ministre chargé des Finances, dont l'une des missions est précisément d'auditer périodiquement le système de passation et d'exécution des marchés publics.
Du côté des partenaires techniques et financiers, la Banque africaine de développement (BAD), qui suit de près les projets qu'elle finance, dresse des constats similaires sur les lenteurs et les irrégularités qui grippent régulièrement l'exécution des marchés au Togo.
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Le problème dépasse donc le seul cas du PASH-MUT. Tant que les procédures d'attribution resteront un point de friction récurrent, les projets financés par emprunt continueront de peiner à produire les résultats attendus, au risque de multiplier les clôtures anticipées et de fragiliser la confiance des bailleurs.