Les femmes agricultrices de Pambal et de Notto-Diobass ont célébré, jeudi 16 juillet, l'Année internationale des femmes agricultrices au Sénégal, à travers une journée portes ouvertes consacrée aux réalisations du projet SAGA 2 et à la reconnaissance des communes de Notto-Diobass, Pambal et Houdalaye. La porte-parole des femmes agricultrices, Ndeye Fatou Ndiaye, opératrice économique, a salué l'accompagnement de la FAO et appelé à renforcer les investissements en faveur des productrices.
« La FAO met en oeuvre ce projet que nous avons porté à coeur. Elle a réalisé un travail remarquable. Nous avons constaté les réalisations à Notto-Diobass, Thiakhale, Baback et Ndiakh, où les villages sont pleinement impliqués dans la mise en oeuvre du projet SAGA 2 », a-t-elle déclaré.
Elle a également rendu hommage aux partenaires qui soutiennent cette dynamique, notamment Québec sans frontières. « Pour réussir un projet, il faut des ressources financières et des compétences. Sans cela, les bénéficiaires ne peuvent pas réellement en tirer profit », a-t-elle souligné.
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Selon elle, le projet SAGA 2 a permis d'importants investissements dans les zones ciblées. « Les intrants, les semences, les panneaux solaires, les réservoirs d'eau, les clôtures des parcelles et les équipements agricoles ont été mis à disposition des femmes et des producteurs. Tous nos groupements en ont bénéficié », a-t-elle affirmé.
Ndeye Fatou Ndiaye a insisté sur l'importance de la formation, notamment à travers les Champs-Écoles. « Cette approche a transformé nos pratiques agricoles. Autrefois, nous cultivions de manière rudimentaire. Aujourd'hui, les femmes formées sont devenues de véritables expertes », a-t-elle indiqué.
Elle a rappelé que 50 facilitateurs ont été formés aux bonnes pratiques agricoles et accompagnent à leur tour 25 producteurs chacun, soit un réseau de 500 producteurs. « Ces acquis sont précieux et peuvent servir à former d'autres groupements », a-t-elle ajouté.
Face aux effets du changement climatique, elle a plaidé pour un renforcement des solutions adaptées. « La nappe phréatique baisse, les sols s'appauvrissent et l'accès à l'eau devient de plus en plus difficile. Les réponses apportées par le projet correspondent à nos besoins », a-t-elle expliqué.
La représentante des femmes agricultrices a toutefois appelé à poursuivre les efforts, notamment sur le financement. « La formation est une réalité, mais nous demandons qu'elle soit renforcée. Les financements existent, mais ils doivent être adaptés aux ambitions des femmes », a-t-elle plaidé.
Elle a cité l'exemple des productrices qui élaborent des plans d'affaires pour aménager plusieurs hectares mais reçoivent des montants insuffisants pour concrétiser leurs projets. « Une femme qui prévoit un investissement de 5 ou 6 millions de francs CFA ne peut pas réaliser son ambition avec un financement de 500 000 francs CFA », a-t-elle relevé.
Elle a également insisté sur la nécessité de renforcer les infrastructures de stockage, l'accès à l'eau et les équipements de transformation. « Notre vision repose sur la chaîne de valeur : produire, transformer et commercialiser. Nous avons besoin d'un accompagnement pour valoriser nos récoltes, améliorer leur conservation, leur emballage et leur accès aux marchés », a conclu Ndeye Fatou Ndiaye.