Luanda — La quinzième session intermédiaire de l'Assemblée parlementaire de la Communauté des pays de langue portugaise (AP-CPLP) s'ouvre ce mercredi à Luanda, avec la participation de plus de 140 représentants des États membres et des organisations.
Cet événement vise à examiner le renforcement de la gouvernance démocratique, de la sécurité, de l'intégrité et de la résilience institutionnelle au sein du monde lusophone.
Se déroulant jusqu'à vendredi au siège du Parlement angolais, il a pour thème « Gouvernance démocratique, sécurité et intégrité : renforcer la résilience institutionnelle de la CPLP ».
Selon les organisateurs, plus de 14 délégations parlementaires sont attendues, ainsi que des représentants de pays observateurs associés et d'organisations invitées.
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Les participants analyseront les mesures visant à renforcer la coopération interparlementaire, à approfondir les mécanismes de gouvernance démocratique et à consolider la résilience institutionnelle de la CPLP.
La semaine dernière, lors d'une conférence de presse, le président du Groupe national de suivi des parlements de la CPLP, Virgílio Fontes Pereira, a déclaré que la réunion aurait un caractère essentiellement professionnel.
D'après le député, les parlementaires ne se réuniront pas uniquement pour respecter un protocole, mais pour adopter des résolutions ayant un impact concret sur le fonctionnement de l'organisation et sur la vie des citoyens des États membres.
Dans le cadre de ses travaux, la Première Commission permanente, chargée des questions politiques, stratégiques, législatives, de citoyenneté et de circulation, examinera la proposition d'étendre les capacités juridiques du Secrétariat permanent de l'AP-CPLP en Angola, pays hôte.
Cette mesure permettra au Secrétariat permanent, dont le siège se trouve à Luanda, de conclure des contrats, de gérer ses biens de manière autonome et de se représenter auprès des institutions nationales et internationales, renforçant ainsi les capacités institutionnelles de l'Assemblée parlementaire de la CPLP.
Cette même commission devrait également lancer un débat sur la création, à moyen terme, d'un Centre lusophone de cyber-résilience parlementaire, destiné à renforcer la protection des parlements contre les cyber-attaques, les campagnes de désinformation et autres menaces hybrides.
Virgílio Fontes Pereira a toutefois précisé que cette proposition ne constitue pas encore une décision définitive, mais seulement une vision stratégique visant à consolider les mécanismes de sécurité numérique au sein de l'espace parlementaire de la CPLP.
La Deuxième Commission permanente, chargée de l'économie, de l'environnement et de la coopération, évaluera les impacts de l'Accord de mobilité de la CPLP sur les économies et la sécurité des États membres.
Elle examinera également les mécanismes parlementaires visant à renforcer le contrôle technique des finances publiques et à promouvoir une plus grande efficacité dans la gestion budgétaire.
La Troisième Commission permanente, compétente pour les langues, l'éducation, les sciences et la culture, étudiera des propositions relatives à l'éducation à la citoyenneté et à l'égalité, ainsi qu'à la création d'un Programme de mobilité scientifique lusophone, destiné à faciliter la circulation des chercheurs, des étudiants et des professeurs entre les pays de la Communauté.
Au cours de cette session, le Réseau des femmes parlementaires abordera la question du renforcement du leadership féminin en matière de bonne gouvernance, tandis que le Réseau des jeunes parlementaires discutera des stratégies de prévention et de lutte contre la désinformation numérique auprès des jeunes.
La réunion se tiendra en présence de la présidente de l'Assemblée de la République du Mozambique et actuelle dirigeante de l'AP-CPLP, Margarida Talapa, de la présidente de l'Assemblée nationale du Cap-Vert, Janira Hopffer Almada, et de la sénatrice de Guinée équatoriale, Teresa Efua Asangono.
Seront également présents les présidents de l'Assemblée nationale de la République du Portugal, José Pedro Aguiar-Branco, de l'Assemblée nationale de Sao Tomé-et-Principe, Celmira Sacramento, du Parlement national du Timor Oriental, Maria Fernanda Lay, et de l'Assemblée nationale d'Angola, pays hôte, Adão de Almeida.
Selon Virgílio Fontes Pereira, Luanda sera, pendant trois jours, le point de rencontre des plus hautes magistratures parlementaires de l'espace lusophone, renforçant ainsi le rôle de l'Angola comme plateforme de dialogue politique et de coopération multilatérale.
La session accueillera également des délégations parlementaires de Turquie et de Serbie en tant que participants invités, ainsi que des représentants de la Confédération des entreprises de la CPLP et du corps diplomatique accrédité en Angola.
Créée en 2007, l'Assemblée parlementaire de la CPLP est l'organe parlementaire de la Communauté des pays de langue portugaise.
Elle a pour mission de promouvoir le dialogue politique, de renforcer la coopération entre les parlements nationaux et de contribuer à la consolidation de l'État de droit et des valeurs démocratiques dans l'espace lusophone.