Luanda — Le secrétaire d'État au Plan, Luís Epalanga, a affirmé mardi à Luanda que le Corridor de Lobito représente une opportunité historique pour l'Angola de consolider la diversification de son économie.
Le responsable s'exprimait lors du lancement du Rapport économique de l'Angola 2026, élaboré par le Groupe de la Banque mondiale dans le cadre de l'Angola Economic Update, placé sous le thème : « Du transit à la transformation : le Corridor de Lobito comme moteur de la diversification économique et de l'intégration régionale ».
Il a souligné que le Corridor de Lobito devait être considéré comme une plateforme de développement et non comme une simple infrastructure de transport.
Selon Luís Epalanga, ce corridor possède le potentiel de dynamiser l'agriculture, de renforcer l'agro-industrie, de développer l'industrie manufacturière, de créer des plateformes logistiques, de stimuler l'entrepreneuriat et de promouvoir l'économie numérique, contribuant ainsi à une croissance économique durable et inclusive.
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Il a, par ailleurs, estimé que cette infrastructure constitue un projet stratégique pour la transformation structurelle de l'économie angolaise, en favorisant l'intégration entre l'Angola, la République démocratique du Congo et la Zambie, en soutenant l'industrialisation, en renforçant la sécurité alimentaire et énergétique et en facilitant l'accès aux marchés internationaux.
S'agissant des finances publiques, le secrétaire d'État a mis en avant les efforts déployés en faveur de la consolidation budgétaire et de la soutenabilité des finances publiques, conformément aux principes établis par la Loi sur la soutenabilité des finances publiques.
Il a indiqué que la gestion de la dette publique entre 2022 et 2025 avait permis de ramener le ratio de la dette publique par rapport au produit intérieur brut (PIB) à un niveau inférieur au plafond légal de 60 %, s'établissant à 46,59 % à la fin de 2025 et à 46,39 % au premier trimestre de 2026.
Sur le plan macroéconomique, Luís Epalanga a souligné que l'économie angolaise avait fait preuve de résilience, enregistrant une croissance de 3,13 % en 2025, contre 4,95 % l'année précédente, tandis que le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 5,32 % au premier trimestre de 2026.
Il a précisé que cette croissance avait été portée par le secteur non pétrolier, qui a progressé de 6,22 %, compensant la contraction de 0,21 % enregistrée par le secteur pétrolier.
Enfin, Luís Epalanga a relevé que la contribution du secteur pétrolier au PIB est passée de 23,83 % en 2021 à 13,95 % en 2025, tandis que celle du secteur non pétrolier est passée de 76,17 % à 86,05 % au cours de la même période, illustrant les progrès du processus de diversification de l'économie angolaise.