Catete ( — L'Institut national de lutte contre la drogue (INALUD) a accompagné 131 034 personnes entre 2025 et le premier trimestre 2026 grâce à des actions directes de sensibilisation, de prévention et de mobilisation communautaire.
Ces données ont été présentées mercredi dans la province d'Icolo e Bengo par la directrice de l'INALUD, Ana Mamede, lors de la présentation du rapport angolais sur la situation des drogues et les efforts de coopération régionale et internationale en matière de lutte contre la drogue.
Ce document, présenté lors de la 33e réunion des directeurs des agences nationales de lutte contre la drogue en Afrique, indique qu'en 2025, 13 096 épisodes de traitement ont été enregistrés dans les structures publiques et les institutions partenaires, témoignant de l'engagement national à élargir l'accès aux services spécialisés.
Par conséquent, selon Ana Mamede, l'Angola a mis en place une réponse nationale intégrée et équilibrée, axée sur la réduction de l'offre et de la demande, la prévention, le traitement, la réhabilitation, la réinsertion sociale, le renforcement institutionnel et la coopération régionale et internationale.
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D'après la directrice, la situation géographique stratégique de l'Angola, sur la côte ouest de l'Afrique australe, constitue un facteur déterminant dans le contexte de la dynamique internationale du trafic de stupéfiants, et exige donc une action permanente, coordonnée et multisectorielle.
Elle a néanmoins assuré que l'Angola n'est pas considéré comme un pays producteur traditionnel de stupéfiants et que l'implantation de laboratoires clandestins pour la production ou la transformation de ces substances est inconnue.
Cependant, citant le rapport, la responsable a ajouté que les autorités nationales suivent avec inquiétude la tendance à utiliser le territoire national comme point de transit pour les stupéfiants destinés à d'autres marchés.
Les informations issues des inspections et des enquêtes révèlent l'existence de réseaux criminels transnationaux impliqués dans le trafic de stupéfiants, la circulation des substances provenant principalement de routes internationales incluant la République fédérative du Brésil et la République démocratique du Congo.
Ces dernières années, la présence et la circulation de diverses substances illicites sur le territoire national ont été constatées, notamment le cannabis, la cocaïne, l'héroïne et d'autres substances psychoactives, ce qui représente un défi permanent pour les forces de l'ordre, les institutions de santé et les structures communautaires.