Ile Maurice: La FCC et l'autorité anticorruption saoudienne scellent un accord de coopération

La Financial Crimes Commission (FCC) de Maurice et la National Anti-Corruption Authority (NAZAHA) d'Arabie Saoudite ont signé, hier, un protocole d'accord destiné à renforcer leur collaboration dans la lutte contre la corruption, le blanchiment d'argent et les infractions financières connexes. La cérémonie s'est tenue à midi dans la salle de conférence de la FCC, à Réduit.

Le document a été paraphé par le président de la NAZAHA et chef de la délégation saoudienne, Mazin Bin Ibrahim Alkahmous, et le directeur général de la FCC, Titrudeo Dawoodarry. L'ambassadeur d'Arabie Saoudite à Maurice, Fayez Meshel B. Altemyat, avait fait le déplacement. Chacun des responsables a pris la parole avant la signature, avant qu'une séance de photographies officielles ne vienne clore l'événement.

Dans son allocution, le directeur général de la FCC a indiqué que ce protocole d'accord viendra renforcer la coopération entre les deux institutions dans la lutte contre la corruption, le blanchiment d'argent et les délits financiers associés. Il a souligné que cet alignement s'inscrit dans le cadre du comité exécutif de l'Association internationale des autorités anticorruption, illustrant ainsi le partenariat solide entre Maurice et l'Arabie Saoudite, deux pays engagés dans les réformes nécessaires exigées par les instances internationales de lutte contre la corruption.

Selon lui, ce protocole d'accord offre un cadre pratique et concret, pleinement aligné sur l'article 48 de la Convention des Nations unies contre la corruption, lequel encourage la coopération directe entre les autorités judiciaires et anticorruption. Cette disposition permettra aux deux institutions d'échanger plus efficacement informations, renseignements et expertise.

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De son côté, l'ambassadeur de Maurice en Arabie Saoudite, Riad Hullemuth, a salué une nouvelle étape importante dans les relations bilatérales entre les deux pays, rappelant que ceux-ci entretiennent des relations diplomatiques depuis 1978 et partagent des valeurs communes, notamment un attachement à la paix. Il a précisé que ce protocole d'accord dépasse le cadre d'un simple document formel, représentant une volonté partagée de renforcer la coopération en matière de lutte contre la criminalité financière. L'ambassadeur a également relevé que l'accord prévoit la mise en place de programmes de formation conjoints ainsi que l'organisation de conférences, dans le but de renforcer les compétences professionnelles et l'expertise technique des agents des deux pays dans les domaines de l'enquête et des poursuites judiciaires.

Pour sa part, le président de la NAZAHA et chef de la délégation saoudienne, Mazin Bin Ibrahim Alkahmous, a insisté sur l'importance de la coopération internationale en matière de lutte anticorruption, rappelant que son pays a constamment oeuvré au renforcement de la supervision et de la coopération anticorruption à l'échelle internationale, notamment dans le cadre du G20 et en collaboration avec les Nations unies et l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, qui ont permis la mise en place d'un réseau d'autorités chargées de l'application de la loi en matière de corruption. Il a ajouté que l'Arabie Saoudite continue de s'impliquer dans les initiatives nationales et internationales visant à combattre ce fléau.

Le protocole d'accord prévoit notamment l'échange d'informations, de recherches, d'études et de bonnes pratiques, le partage d'expériences sur les méthodes de corruption et les moyens de les prévenir, ainsi que l'organisation conjointe de séminaires, conférences et ateliers de formation dans les domaines de l'enquête et de l'application de la loi.

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