La souveraineté alimentaire ne se réduit pas à la disponibilité des denrées. La malnutrition chronique touche encore des milliers d'enfants tandis que persistent les carences en micronutriments et que progresse le surpoids. Ces propos sont du Président de la République Bassirou Diomaye Faye. Il présidait hier, mardi 21 juillet la séance académique solennelle 2026 portant sur le thème : « Construire une souveraineté alimentaire durable pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle au nom de la dignité ».
« La transition nutritionnelle est un défi majeur à relever. Dès lors notre stratégie de souveraineté nationale ne saurait se limiter à la disponibilité des denrées. Elle doit plutôt s'employer à garantir à chaque sénégalais un accès durable à une alimentation daine, diversifiée, nutritive et culturellement acceptable. L'ambition de faire reculer toutes les formes de sous-alimentation et de malnutrition suppose une mobilisation collective », soutient-t-il. A ces égards, il dit accorder une attention particulière aux femmes et aux jeunes qui représentent la principale force de transformation de notre système agricole constituant ainsi un levier essentiel de notre souveraineté alimentaire. Selon lui, la souveraineté, qu'elle soit alimentaire ou de toute autre nature, ne se décrète pas. Elle se construit méthodiquement sur la base de trois piliers essentiels.
« Le premier c'est la mobilisation des acteurs de la science et de la technique et de l'innovation face à l'intensification de la sécheresse, des inondations, de la salinisation des terres et au dérèglement des saisons agricoles. Par la transformation structurelle et productive de notre économie singulièrement dans les secteurs de la production , de la valorisation, du transport et de la distribuerions alimentaire . Et enfin par l'implication de tousnotamment ' chercheur, scientifiques, techniciens, producteurs et opérateurs privés. Pour finir le Chef de l'Etat appelle à un pacte national de souveraineté alimentaire fondée sur la science, la technologie et l'innovation , sur la responsabilité et sur l'action concertée de l'Etat avec les chercheurs , les femmes et les jeunes producteurs ainsi que le secteur privé.
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« Dans cette ambition, l'académie doit demeurer un pilier essentiel. Je reste favorable à une convergence forte entre l'Etat et l'académie afin de mieux assoir nos politiques publiques sur la science tant pour leurs formulations que pour leurs évaluations . Ensemble nous avons la responsabilité de transformer les vulnérabilités d'aujourd'hui en opportunités de demain et de promouvoir un Sénégal nourricier dans la souveraineté et la dignité », lance-t-il.