Luanda — Le prononcé du jugement dans l'affaire où l'ancienne ministre de la Pêche et de la Mer, Victória de Barros Neto, est accusée de détournement de fonds, aura lieu ce mercredi devant la Cour suprême.
Lors de ce procès, qui s'est déroulé sur plusieurs audiences pendant environ un mois et demi, Victória de Barros Neto est accusée d'avoir causé un préjudice de 300 millions de kwanzas à l'État.
Le prononcé du jugement déterminera si l'ancienne ministre sera pénalement responsable dans cette affaire, qui implique également deux anciens dirigeants de l'entreprise publique EDIPESCA Luanda.
Victória de Barros Neto, qui a occupé le poste de ministre de la Pêche et de la Mer de 2012 à 2019, est accusée de détournement de fonds pour avoir prétendument ordonné le détournement de 300 millions de kwanzas (environ trois millions de dollars en 2014) destinés à un projet de distribution de poisson.
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Le procureur a soutenu que Victória de Barros Neto avait agi de concert avec les accusés Rafael Virgílio Pascoal et Yanga Salambi Mário.
Le procureur a également soutenu que Victória de Barros Neto avait émis des ordres de paiement au nom de Rafael Virgílio Pascoal et Yanga Salambi Mário, adressés à la BPC (Banco de Poupança e Crédito), pour l'acquisition de véhicules destinés aux consultants du ministère de la Pêche, lorsqu'elle a appris que le gouvernement venait de suspendre le projet d'amélioration du système national de distribution du poisson.
Le détournement de fonds est le délit commis par un agent public qui s'approprie indûment, à son profit ou au profit d'autrui, des sommes d'argent ou des biens qui ne lui appartiennent pas et qui lui ont été confiés, sont en sa possession ou auxquels il a accès de par sa fonction.
Le juge João Fuantoni de la Cour suprême est le rapporteur de l'arrêt.
Les accusés risquent donc une peine d'emprisonnement allant de cinq à quatorze ans, en vertu du Code pénal en vigueur depuis 2020.
Dans cette affaire, en particulier, les accusés peuvent bénéficier de l'application du principe de la loi la plus favorable, du fait de la modification de la peine, qui est passée de seize à vingt ans d'emprisonnement, conformément au Code pénal en vigueur avant le 11 novembre 2021, date à laquelle les faits ont été retenus par le ministère public et jugés par le tribunal.