À Madagascar, face à la persistance des enlèvements et disparitions dans la capitale, le gouvernement annonce la création d'une « task force » anti-kidnapping. Le Premier ministre reconnaît que « les faits persistent ». Et le 24 juillet a été déclaré journée de deuil national.
Le Conseil des ministres a décidé la création d'une task force anti-kidnapping, placée sous la Primature, ainsi que le renforcement de la vidéosurveillance dans la capitale de Madagascar. Une réponse à la multiplication des enlèvements et des disparitions qui inquiètent l'opinion depuis fin-juin.
« Il est vrai que ces faits persistent », a reconnu le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, en marge d'un événement à la Cour suprême. Le chef du gouvernement promet un État « impitoyable » envers les auteurs.
Car les signalements de disparitions se poursuivent. Mardi encore, une jeune diplômée en médecine a été retrouvée morte. La semaine précédente, le corps d'un étudiant de 22 ans a été repêché dans une rivière. Dans les deux cas, des enquêtes sont en cours.
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« Troubler la stabilité politique de l'État malgache »
Vendredi 24 juillet a été déclarée journée de deuil national en mémoire des victimes d'enlèvements et d'assassinats, avec des drapeaux en berne, des fêtes et cérémonies publiques interdites, des débits de boissons alcoolisées fermés.
Le décret présidentiel évoque des actes commis « dans le but de troubler la stabilité politique de l'État malgache ». Une thèse de déstabilisation avancée par les autorités, alors que les auteurs de ces crimes n'ont, à ce jour, pas été identifiés.
