Luanda — Le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en Angola, Gabriel Dava, a plaidé mercredi à Luanda pour une augmentation des investissements des pays africains et la création d'institutions, de structures ou de mécanismes de coordination dédiés à l'économie bleue, afin d'accélérer l'intégration dans ce secteur.
Intervenant lors de la 3e édition de la Conférence sur l'économie bleue en Afrique, il a souligné qu'une telle démarche inciterait les pays à élaborer des stratégies pour attirer les investissements et libérer leur potentiel, tout en mobilisant des ressources et en tirant parti de partenariats stratégiques.
« Des institutions solides constituent le socle sur lequel reposera une croissance durable de l'économie bleue ; nous devons libérer tout le potentiel transformateur de ce secteur », a-t-il déclaré.
Il a noté que la Commission de l'Union africaine vise à favoriser l'émergence d'une nouvelle génération d'entreprises compétitives, innovantes et prêtes à attirer des investissements en renforçant les écosystèmes, facilitant ainsi l'accès au financement et soutenant la croissance des entreprises dirigées par des jeunes et des femmes.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Cette initiative, a-t-il précisé, cherche à transformer un potentiel inexploité en opportunités économiques durables, tout en jetant les bases d'une économie bleue plus inclusive, résiliente et prospère.
De son côté, le directeur du département Alimentation, Agriculture et Ressources naturelles au sein de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), Fahari Marwa, a salué l'importance de cet événement pour la croissance économique et le développement durable de l'Afrique.
Selon le directeur, l'Agenda de l'Union africaine identifie le potentiel économique des océans, des mers, des lacs, des fleuves et de leurs ressources (moteurs de création d'emplois, d'amélioration des conditions de vie et de promotion d'une croissance économique inclusive) comme un facteur clé de la transformation sociale du continent.
À cette fin, a-t-elle souligné, la SADC a élaboré la Stratégie pour l'économie bleue (ou Plan de mise en oeuvre de l'économie bleue 2023-2032), qui établit un cadre régional pour le développement durable, la gestion et l'utilisation des ressources côtières au profit de plus de 380 millions de personnes.
« Cette stratégie s'inscrit dans la Stratégie africaine pour l'économie bleue et répond aux aspirations de l'Agenda 2063 de l'Union africaine », a-t-il réaffirmé.
L'événement, qui se conclut samedi, se tient sous le thème « Un leadership politique pour la transformation de l'économie bleue en Afrique ». Il vise à passer de la stratégie à l'action concrète et à réaliser un progrès qualitatif, grâce à un programme comprenant deux jours de débats techniques et une journée de réunions de haut niveau.
La première journée est consacrée à des sessions techniques abordant des thèmes tels que « L'état de l'économie bleue en Afrique », « La coopération régionale pour la transformation économique » et « Les technologies numériques et les systèmes de données », entre autres.
Le programme de la conférence comprend également des discussions sur la validation des projets de la Commission de l'Union africaine relatifs à la gouvernance bleue, aux politiques de gouvernance et aux accords multilatéraux sur l'environnement dans le cadre international.