Luanda — La présidente du Réseau des femmes de l'Assemblée parlementaire de la Communauté des pays de langue portugaise (AP-CPLP), Maria Dique Enoque, a souligné mercredi l'importance de la participation des femmes aux processus de prise de décision et de la promotion de l'égalité des sexes.
Intervenant lors de l'ouverture de la réunion du Réseau des femmes parlementaires, organisée dans le cadre de la 15e session intérimaire de l'AP-CPL, Mme Enoque a défendu cette position, notant que le renforcement des institutions démocratiques dépend de la participation effective des femmes.
La députée mozambicaine a insisté sur le fait que l'égalité des sexes ne se concrétise pleinement que lorsque les femmes participent activement à l'élaboration des politiques publiques, occupent des postes de direction et influencent les processus de prise de décision.
Dans ce contexte, elle a mis en avant la Stratégie de la CPLP pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes comme instrument directeur pour la communauté lusophone.
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Elle a souligné que cette stratégie réaffirme l'engagement collectif à éliminer toutes les formes de discrimination, à promouvoir une participation équilibrée des femmes dans les sphères décisionnelles et à intégrer une perspective de genre dans les politiques publiques des États membres.
Selon la députée mozambicaine, le Réseau des femmes parlementaires constitue un mécanisme clé pour honorer cet engagement, offrant une plateforme privilégiée pour le dialogue politique, la coopération institutionnelle, l'échange de bonnes pratiques, le renforcement des capacités et l'élaboration de réponses communes aux défis partagés par les pays de la CPLP.
Maria Dique Enoque a indiqué que la réunion visait à favoriser la réflexion et le partage d'expériences, ainsi qu'à identifier des solutions susceptibles de renforcer le rôle transformateur des femmes parlementaires dans la construction d'institutions publiques plus démocratiques, résilientes et fondées sur des principes solides.
Elle a ajouté que les résultats de ces discussions dépassent le cadre du réseau lui-même et contribueront à renforcer l'Assemblée parlementaire de la CPLP en tant qu'instance de coordination politique et de coopération interparlementaire.
Les recommandations qui seront adoptées, a-t-elle poursuivi, pourraient servir de référence aux parlements nationaux lors de la mise en oeuvre de mesures visant à renforcer le contrôle parlementaire, la transparence institutionnelle, la prévention de la corruption, l'égalité des chances, la participation des femmes à la vie politique et la qualité de la gouvernance démocratique.
Elle a en outre soutenu que la voix parlementaire de la CPLP doit continuer à s'affirmer dans les débats internationaux sur la gouvernance démocratique, l'intégrité publique, l'égalité des sexes et le développement durable.
Dans son intervention, la présidente du Réseau des femmes de l'Assemblée parlementaire de la CPLP a souligné que, face aux défis auxquels sont confrontées les démocraties, la solution réside dans le renforcement des institutions et la promotion de l'inclusion, de la transparence et de la coopération entre les États.
Pour la responsable, les femmes parlementaires démontrent leur capacité à exercer un leadership ferme, axé sur le dialogue et centré sur l'intérêt public, une qualité que, selon elle, le Réseau des femmes parlementaires devrait continuer de promouvoir.
Au cours de la session, les parlementaires ont abordé, entre autres sujets, le thème « Le rôle des femmes parlementaires dans la promotion de l'intégrité publique et du leadership en temps de crise ».
Les réunions liées à cet événement précèdent la session plénière de la 15e Assemblée parlementaire intersessionnelle de l'AP-CPLP, prévue jeudi 23 juillet.
L'événement se poursuit jusqu'à vendredi prochain sous le thème « Gouvernance, démocratie, sécurité et intégrité : renforcer la résilience institutionnelle de la CPLP».