L'Afrique est la grande perdante des coupes budgétaires du gouvernement britannique dans l'aide directe au développement. Début 2025, Downing Street avait annoncé une réduction de ces aides, de 0,5 à 0,3% du PIB en 2027. Le détail de ces coupes vient seulement d'être publié et ce sont les pays les plus pauvres du continent qui risquent d'être affectés.
Le Mozambique, le Malawi, le Kenya et la Tanzanie vont voir leurs versements réduits de 90% de la part du Royaume-Uni d'ici 2029. La Somalie et le Soudan du Sud, particulièrement touchés par les conflits et leurs conséquences, vont subir des coupes de près de 50%.
Le gouvernement britannique avait promis qu'il remplacerait ces versements directs par une « assistance technique ». Concrètement, plutôt que d'envoyer de l'argent directement aux pays concernés, Londres souhaite soutenir des ONG ou envoyer des consultants sur place, en particulier pour développer les systèmes de santé.
Seulement, sans ressources nationales pour bâtir des hôpitaux ou former des médecins en premier lieu, les populations risquent de se retrouver encore plus vulnérables face aux épidémies et aux inégalités.
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La présidente du comité parlementaire britannique à l'aide au développement dénonce un manque de transparence de la part du gouvernement, qui aura mis un an et demi à détailler ses coupes.
Le nouvel exécutif d'Andy Burnham a déjà indiqué que sa priorité budgétaire serait la remilitarisation du Royaume-Uni, et non l'aide au développement, assez impopulaire chez les électeurs.
