Créé par le décret n° 2-90-554, le réseau des Écoles nationales de commerce et de gestion (ENCG) s'est développé depuis l'ouverture de ses premiers établissements en 1994 pour devenir l'un des principaux établissements publics de formation supérieure en économie et en gestion au Maroc. Le réseau compte aujourd'hui 12 écoles implantées à Agadir, Tanger, Marrakech, Settat, Oujda, El Jadida, Fès, Kénitra, Casablanca, Dakhla, Béni Mellal et Meknès.
Chaque année, ces établissements forment des diplômés destinés à intégrer différents secteurs de l'économie et capables de s'adapter aux transformations économiques nationales et internationales.
Une pédagogie en lien avec les besoins du marché de l'emploi
Ces écoles adoptent une approche combinant formation académique en lien direct avec les réalités économiques et ouverture sur le monde du travail. Le réseau accueille plus de 20 000 étudiants à l'échelle nationale et délivre chaque année entre 4 000 et 5 000 nouveaux lauréats.
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Récemment nommée à la tête de l'ENCG Casablanca, la Pr. M'Barka El Ghazali rappelle que l'objectif de l'établissement « est de former des managers hautement compétents, responsables et capables de s'adapter aux mutations économiques, technologiques et sociétales. » La stratégie de l'établissement s'appuie notamment sur « le développement de partenariats solides avec le tissu économique et l'alignement constant de nos formations sur les standards et référentiels internationaux les plus exigeants. »
La directrice souligne également l'attention accordée aux conditions de vie et d'apprentissage des étudiants. « Nous sommes conscients que la réussite professionnelle ne dépend pas uniquement des compétences techniques, mais aussi du bien-être et de l'épanouissement personnel », explique-t-elle.
Cette ambition nationale et locale se projette également vers l'avenir à travers des chantiers majeurs à l'horizon 2030. À Casablanca, cela se concrétise par l'accélération du projet d'extension de l'école, une transformation numérique globale des processus pédagogiques et une gouvernance publique rigoureuse. L'accès à ce cursus d'excellence s'effectue par le biais du concours national (TAFEM), ouvert aux bacheliers répondant aux critères d'éligibilité.
Selon les Enquêtes nationales d'insertion de l'instance nationale d'évaluation (INE), le taux d'insertion professionnelle des diplômés des ENCG avoisine les 90% dans les mois qui suivent la diplomation. Les lauréats exercent dans des secteurs tels que la banque, les assurances, l'industrie, le commerce, les finances publiques et privées ou encore l'entrepreneuriat. Plusieurs d'entre eux occupent également des postes à responsabilité.
Le réseau développe également des partenariats avec des établissements d'enseignement supérieur en Europe, en Afrique et en Asie. La stratégie d'internationalisation prend la forme de conventions de double diplomation, d'accords de coopération avec des institutions de renom telles que les IAE en France, notamment ceux de Lyon, Nice et Poitiers, des business schools européennes et de programmes d'échange et de mobilité Erasmus+.
Cette ouverture internationale se reflète aussi dans la réussite des parcours de plusieurs diplômés africains. Parmi eux figure Bernard Goumou, ancien étudiant de l'ENCG Settat, devenu chef du gouvernement de Guinée. Son parcours illustre la qualité de la formation offerte par les établissements marocains ainsi que leur influence croissante à l'échelle africaine.
À travers leur développement, les ENCG participent ainsi à la formation des cadres marocains et africains appelés à contribuer au développement économique du Maroc et du continent africain.