Sénégal: Contentieux fonciers autour du Pud de Malika

23 Juillet 2026

Les collectifs de la Cité Abdoulaye Thiaw Laye, de Dialoba et de Malika VDN3 concernées par le décret n°2025-1923, relatif aux Plans d'urbanisme de détail (PUD) de la Zone Nord de Guédiawaye, de la bande de Yeumbeul et de l'axe Malika-Tivaouane Peulh, dénoncent la persistance des incertitudes dans le règlement des contentieux fonciers. Dans un communiqué rendu public hier, mercredi 22 juillet, ils réclament davantage de transparence, la suspension des travaux sur les sites litigieux et le respect des engagements pris par les autorités.

Près de huit mois après sa signature par le président de la République, le décret n°2025-1923 du 27 novembre 2025, déclarant d'utilité publique le Plan d'urbanisme de détail (PUD) couvrant la bande nord des filaos, de Guédiawaye à Malika en passant par Tivaouane Peulh, peine encore à produire les effets escomptés. Et pour cause, l'espoir suscité par ce texte ne s'est toujours pas concrétisé pour les 3 500 membres des collectifs du regroupement de la cité Chérif Abdoulaye Thiaw Laye, de Dialoba et de Malika VDN3 qui restent toujours mobilisés.

Dans un communiqué publié hier, mardi 21 juillet, leurs responsables ont une nouvelle fois tiré la sonnette d'alarme sur « la situation préoccupante » qui prévaut dans le processus de règlement des contentieux fonciers. Tout en rappelant avoir privilégié, depuis plusieurs mois, le dialogue avec les autorités, à travers de multiples démarches auprès du président de la République, du Premier ministre et des administrations compétentes, les collectifs déplorent le manque de visibilité qui entoure le traitement de leurs dossiers.

Ils pointent notamment l'absence de procès-verbal de la réunion tenue avec le Comité chargé du suivi des contentieux fonciers, logé à la Primature. Selon eux, au cours de cette rencontre, plusieurs propositions avaient été formulées, sans toutefois faire l'unanimité au sein des collectifs.

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« Les collectifs regrettent qu'aucun procès-verbal de cette réunion n'ait été établi ou communiqué. En l'absence d'un tel document, il leur est impossible de disposer d'un compte rendu officiel retraçant les échanges, les engagements et les observations formulées par les différentes parties », ont indiqué Libasse Diagne et ses collègues. Les collectifs dénoncent également l'interdiction, par le sous-préfet de Malika, d'une réunion d'information qu'ils prévoyaient d'organiser sur le site de Dialoba afin de rendre compte à leurs membres de l'évolution du dossier et de préserver un climat d'apaisement.

Cette décision soulignent-ils, contraste avec la poursuite d'opérations de bornage et d'aménagement par certains promoteurs immobiliers sur des sites toujours litigieux, alors que les procédures de régularisation ne sont pas achevées. Estimant que ces travaux vont à l'encontre des orientations des autorités, qui d'après eux, avaient conditionné toute reprise des activités à une autorisation officielle. Les responsables des collectifs demandent ainsi le respect des engagements de l'État, la communication des conclusions des travaux du comité de la Primature, la suspension de toute opération sur les sites concernés tant que les procédures administratives ne sont pas bouclées, ainsi que la prise en compte de l'ensemble des occupants de bonne foi.

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