Le Ministère des Affaires Etrangères a publié un communiqué dans lequel il réfute les déclarations rendues publiques par le département d'État américain en commentaire du communiqué du Gouvernement du Soudan concernant les allégations relatives à l'utilisation d'armes chimiques, dans lesquelles ce dernier affirmait que la commission d'enquête Soudanaise ne pouvait se substituer aux enquêtes menées par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).
Dans son communiqué publié ce Vendredi, le Ministère a dit: « Le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale a suivi les déclarations publiées par le Département d'État Américain en commentaire du communiqué du Gouvernement du Soudan concernant les allégations relatives à l'utilisation d'armes chimiques, dans lesquelles il a allégué que la commission d'enquête Soudanaise ne pouvait se substituer aux enquêtes menées par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, et ce, dans une tentative de justifier les sanctions unilatérales imposées par les États-Unis sur le Soudan sur la base de ces allégations. »
Le communiqué ajoute : « Le Ministère affirme que le Gouvernement du Soudan n'a à aucun moment prétendu que sa commission nationale se substituait aux mécanismes prévus par la Convention d'interdiction des armes chimiques ou remplaçait l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, mais qu'elle a été créée en conformité avec ces mécanismes, et dans le cadre de sa responsabilité nationale pour vérifier les faits et les allégations tels que ceux lancés par le gouvernement américain. »
Le ministère des Affaires étrangères a exprimé son étonnement face À l'ignorance et au déni des États-Unis concernant leur engagement avec le Gouvernement du Soudan, depuis plus d'un an, dans un mécanisme bilatéral commun destiné à examiner ces allégations, sans qu'ils n'aient fourni aucune preuve matérielle ou technique pouvant étayer la véracité de leurs allégations.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Elle a précisé que le Gouvernement du Soudan avait proposé moyennant ce mécanisme, à plusieurs reprises, d'envoyer des experts américains au Soudan pour mener une enquête sur le terrain et vérifier directement ces allégations, mais que la partie américaine s'était abstenue de répondre à ces appels, alors même qu'ils constituaient la voie la plus professionnelle et la plus objective pour vérifier ces allégations.
« Au lieu de cela, les États-Unis ont imposé des sanctions unilatérales sur le Soudan sur la base d'accusations pour lesquelles aucune preuve n'a été fournie, et ils n'ont pas non plus eu recours aux mécanismes et procédures prévus par la Convention pour prouver leurs allégations, ce qui confirme que les sanctions qu'ils ont imposées reposent sur des considérations politiques et non sur des faits juridiques ou techniques », a révélé le communiqué.
Le gouvernement du Soudan a renouvelé son plein engagement à la Convention d'interdiction des armes chimiques, sa disposition à coopérer avec l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques conformément aux dispositions de la Convention, et appelle la communauté internationale à rejeter la politisation des mécanismes internationaux et à adhérer aux principes de justice, d'impartialité et la suprématie de la loi.