Cameroun: Braquages et clonage de véhicules - Un réseau démantelé à Yaoundé

24 Juillet 2026

À Yaoundé, la Première Région de gendarmerie met fin à deux réseaux criminels actifs dans les braquages à domicile et le clonage de véhicules volés.

La Première Région de gendarmerie a démantelé deux réseaux criminels opérant à Yaoundé, au terme de neuf mois d'enquête. Le premier réseau était spécialisé dans les braquages à domicile et le clonage de véhicules volés, le second dans les braquages à main armée. Les arrestations ont eu lieu le 13 juillet dans le quartier Mvog-Ada.

Pendant plusieurs mois, des habitants de la capitale ont vécu dans la crainte de voir surgir, en pleine nuit, des individus armés prêts à tout pour s'emparer de leurs biens. Cette opération de la gendarmerie vient mettre un coup d'arrêt à ce climat d'insécurité, du moins pour ces deux filières précises.

Le mode opératoire du premier réseau : braquages nocturnes et véhicules ligotés

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Selon la gendarmerie, les membres du premier réseau s'introduisaient de nuit dans des habitations. Une fois à l'intérieur, ils ligotaient les occupants avant d'emporter leurs biens, ainsi que leurs véhicules.

Comment fonctionnait le clonage de véhicules

Ce réseau ne se contentait pas de voler des voitures : il les « recyclait » via une technique de clonage. Le procédé, décrit par la gendarmerie, consistait à récupérer la coque d'un véhicule accidenté, puis à y souder le numéro de châssis d'un véhicule volé. Une fausse carte grise était ensuite établie, ce qui permettait de revendre le véhicule volé sous une identité fictive, en apparence légale.

Ce mécanisme explique pourquoi de tels réseaux peuvent opérer longtemps sans être repérés : les véhicules revendus portent une identité administrative qui semble en règle.

Un cerveau présumé récidiviste

Le cerveau présumé du réseau, présenté par la gendarmerie comme ayant déjà été condamné à cinq reprises, a été interpellé le 13 juillet à Mvog-Ada, aux côtés d'un complice. Le passé judiciaire du suspect, s'il est confirmé devant la justice, illustrerait les limites du système de réinsertion face à la récidive.

Un second réseau spécialisé dans les braquages à main armée

Parallèlement, un second réseau, dédié cette fois aux braquages à main armée, a également été neutralisé par la gendarmerie. Le communiqué ne précise pas si les deux réseaux étaient liés entre eux ou opéraient de façon indépendante un point qui devra être clarifié lors de l'instruction judiciaire.

Et maintenant ?

Les suspects interpellés seront présentés à la justice. La suite de la procédure déterminera les charges retenues et l'ampleur réelle des activités de ces deux réseaux, notamment le nombre de victimes et la valeur des biens dérobés des éléments non communiqués à ce stade.

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