Luanda — Le Gouvernement angolais poursuivra son soutien aux producteurs nationaux, notamment ceux opérant dans l'industrie maritime, afin d'accélérer la diversification économique du pays, a réaffirmé vendredi à Luanda le ministre d'État chargé de la Coordination économique, José de Lima Massano.
S'exprimant devant la presse en marge de la cérémonie de mise à l'eau du premier navire en aluminium construit en Angola, le responsable a souligné l'importance stratégique et le potentiel de l'industrie maritime nationale, qui commence à attirer l'attention des investisseurs intéressés par son développement.
Selon le ministre d'État, l'Angola dispose d'importantes potentialités dans plusieurs secteurs, ce qui exige la poursuite du développement des compétences et le renforcement des capacités nationales, afin de permettre à davantage de citoyens de bénéficier de ces opportunités et de favoriser une croissance économique soutenue, durable et inclusive.
Il a également souligné la complémentarité entre l'industrie maritime et le secteur pétrolier, en cohérence avec l'objectif du gouvernement de voir un nombre croissant d'entreprises locales fournir des services dans l'industrie extractive.
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Reconnaissant qu'il existe encore une « forte dépendance » à des facteurs extérieurs dans le secteur pétrolier, José de Lima Massano a néanmoins exprimé sa confiance dans la créativité et la capacité d'innovation des entreprises angolaises à répondre aux besoins de cette branche stratégique de l'économie nationale.
À cette occasion, le ministre d'État a affirmé que l'économie angolaise a trouvé sa trajectoire de développement et de reprise, illustrée par les nombreuses initiatives en cours qui contribuent à l'amélioration des principaux indicateurs macroéconomiques.
Le navire lancé vendredi, destiné aux opérations de sécurité maritime dans le pays, a été construit en 14 mois par le chantier naval Kianda Estaleiro Naval.
Dénommé « MV Malongo » et premier navire de la classe « Tômbwa 50 », il sera exploité par la société de sécurité privée Teleservice dans les blocs pétroliers 3 et 4 de Sonangol Exploration et Production.
D'un coût estimé à cinq millions de dollars, le bâtiment dispose d'une autonomie lui permettant d'effectuer la liaison entre Luanda et Cabinda, aller-retour, sans nécessiter de ravitaillement.
Le démarrage effectif de ses opérations reste soumis aux essais de certification, à son immatriculation et à l'attribution du pavillon officiel, une procédure qui devrait s'étendre sur une période de 15 à 20 jours.