Luanda — La protection de la propriété intellectuelle pour les nouvelles variétés de semences et la mise à jour des tarifs des services vétérinaires stimuleront bientôt la production agricole du pays, encourageront la recherche scientifique et créeront de meilleures conditions de développement.
C'est ce qu'a déclaré à la presse le ministre de l'Agriculture et des Forêts, Isaac dos Anjos, à l'issue de l'examen, ce jeudi, par la Commission économique du Conseil des ministres, du projet de décret présidentiel approuvant le règlement sur la protection des nouvelles variétés de semences et des droits des sélectionneurs et obtenteurs de semences.
Au cours de la même séance, présidée par le Chef de l'État, João Lourenço, la Commission a également examiné un projet de décret présidentiel visant à actualiser et ajuster les tarifs de délivrance des licences liées à la prévention des maladies du bétail ainsi que d'autres documents émis par l'Institut des services vétérinaires.
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Selon le ministre, la réglementation sur la protection des nouvelles variétés de semences vise à garantir les droits de propriété intellectuelle des producteurs, des chercheurs et des obtenteurs, assurant ainsi une disponibilité constante de semences de qualité.
Isaac dos Anjos a précisé que le diplôme établit des critères pour la classification et la protection du matériel génétique développé dans le pays, couvrant les variétés, cultivars, hybrides et autres matériels issus de processus de sélection, ainsi que les banques de matériel génétique (germoplasme).
Le ministre a souligné que l'Angola dispose déjà des capacités techniques nécessaires pour identifier des marqueurs génétiques grâce aux laboratoires de l'Institut de recherche agronomique, de l'Institut de recherche vétérinaire et du Service national des semences, tout en s'appuyant sur le soutien d'un laboratoire privé de biotechnologie pour identifier les traits génétiques liés à la résistance naturelle aux ravageurs et aux maladies.
Concernant le projet de décret portant mise à jour des tarifs de délivrance des permis de vaccination préventive et autres documents de l'Institut des services vétérinaires, le responsable a expliqué que cette mesure vise à accompagner l'évolution du secteur national de l'élevage et la croissance de l'activité économique.
Isaac dos Anjos a souligné que les services vétérinaires étaient initialement conçus pour gérer les campagnes de vaccination publiques et lutter contre les zoonoses, à une époque où la plupart des animaux d'élevage appartenaient aux communautés rurales.
Il a toutefois fait remarquer que l'augmentation des investissements privés dans l'élevage, la hausse du nombre d'animaux de compagnie et l'intensification des déplacements d'animaux à travers le pays nécessitent une réorganisation du système vétérinaire.
Dans ce contexte, il a mis en avant les investissements de l'Exécutif dans la mise en place de stations de contrôle et de quarantaine pour le transit des animaux, précisant que les installations prévues sur le plateau de Camabatela (province de Cuanza Norte) sont déjà achevées et que trois ou quatre stations supplémentaires devraient être installées afin de renforcer les contrôles sanitaires entre le sud et le nord du pays.
Selon le ministre, la mise à jour des tarifs permettra d'établir un cadre adapté à la prestation de services vétérinaires, d'encourager l'ouverture de cliniques privées, de renforcer l'appui technique aux élevages et de rendre la profession vétérinaire plus attractive économiquement.