La Première ministre de la République Démocratique du Congo (RDC) est en visite dans les territoires touchés par l'épidémie d'Ebola. Judith Suminwa Tuluka est arrivée jeudi 23 juillet 2026 après-midi à Kisangani et doit se rendre à Bunia, Mongbwalu et Rwampara, pour « apprécier les réalités du terrain ». Pour Jean Bosco Kisoke, acteur de la société civile de l'Ituri, cette visite express, d'à peine un jour, ne suffit pas.
Jean Bosco Kisoke rappelle que cette visite s'inscrit dans une succession de déplacements officiels depuis le début de l'épidémie en RDC : « Nous avons vu les autorités défiler ici. Les ministres de la Santé seraient arrivés au moins trois fois, si je ne me trompe pas ».
« Des fois, c'est d'abord un soutien sur le plan moral. Là, nous sommes quand même satisfaits. Mais sur le plan organisationnel, sur le plan technique, sur le plan de l'évolution, nous constatons tous les jours que les cas des décès continuent. »
Pour lui, malgré les visites officielles et les messages de soutien, « il y a un problème » : « Bien que les officiels arrivent pour réconforter le moral ou apporter le soutien à la population, sur le plan organisationnel, sur le plan technique, sur le plan de la coordination de la riposte, ça pose problème. »
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D'après les derniers chiffres, un nouveau seuil symbolique a été franchi, mercredi 22 juillet. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 1 000 personnes infectées par le virus Bundibugyo sont mortes depuis la déclaration de cette nouvelle épidémie le 15 mai, avec près de 90 % des cas dans la province de l'Ituri où les enfants paient un lourd tribut.