La vague de chaleur exceptionnelle qui touche le bassin méditerranéen, avec des températures de 50 degrés enregistrées au Maghreb, favorise les feux de forêt. Des incendies d'une ampleur inédite pour la saison ravagent en particulier le nord de l'Algérie, où un premier bilan des autorités fait toujours état de six morts.
Plus de 1 600 départs de feux ont été enregistrés par les services de la Protection civile en Algérie depuis le début de la vague de chaleur, début juillet. Ces incendies touchent les forêts, mais surtout des parcelles agricoles, détruisant les récoltes. La quasi-totalité des wilayas (une division administrative territoriale d'Algérie) du nord du pays sont concernées.
Certaines localités ont dû être évacuées et 150 habitations ont déjà été endommagées. Les pompiers font face à des incendies « très difficiles à maîtriser, qui dégagent des températures extrêmes et qui se propagent à une vitesse exceptionnelle », témoigne un porte-parole de la Protection civile, cité dans la presse locale. « À la suite des incendies qui ont touché certaines wilayas (provinces, ndlr) du pays ces derniers jours, six décès ont été enregistrés », a indiqué le ministère dans un communiqué. Il a également annoncé avoir donné des instructions aux walis (préfets) pour lancer « une opération générale de recensement et d'inventaire de l'ensemble des dégâts enregistrés » afin de « permettre aux pouvoirs publics de prendre en charge l'indemnisation des sinistrés des feux de forêt ».
Selon le système européen de surveillance par satellite, près de 17 000 hectares ont déjà brûlé en Algérie cette année. Les flammes ont aussi ravagé plusieurs milliers d'hectares en Tunisie. Déjà deux fois plus de surface a brûlé par rapport à la même période l'année dernière. Il s'agit principalement de forêts de chêne-liège et de pins d'Alep, qui représentent une ressource importante pour les populations locales, précise l'Agence de presse nationale.
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