Luanda — Plus de quatre mille navires de pêche opèrent actuellement illégalement au large de Luanda, a révélé vendredi le directeur provincial de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche, João Pedro.
S'exprimant auprès de l'ANGOP en marge des discussions de la Semaine de l'économie bleue, le directeur provincial a souligné que le nombre de navires illégaux équivaut à celui des bateaux en règle.
João Pedro a attiré l'attention sur la gravité de la situation, notant que cette flotte informelle rassemble une main-d'oeuvre de plus de 90 000 personnes directement impliquées dans la pêche, avec une moyenne allant jusqu'à sept membres d'équipage par navire de petite ou moyenne taille.
À propos des discussions de la Semaine de l'économie bleue, il a soutenu que le concept d'économie bleue devait être perçu comme un engagement en faveur de la préservation environnementale et biologique, notamment la sauvegarde des cycles de reproduction des espèces marines, plutôt que comme un simple débat financier.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Concernant les plaintes des opérateurs quant au manque d'infrastructures publiques de réfrigération pour la conservation des produits de la pêche, le directeur provincial a confirmé que le gouvernement élabore des politiques spécifiques pour créer un environnement commercial sain.
Bien que Luanda ne dispose pas encore de halle de criée opérationnelle, le responsable a indiqué que des travaux techniques sont en cours pour garantir la construction de plusieurs unités de ce type dans les meilleurs délais.
João Pedro a précisé que le projet vise à structurer la chaîne de valeur dans toutes les municipalités de la province, en complément des efforts de réhabilitation et de mise en service des plateformes de commercialisation de Mabunda et du Mercado Mundial.
Par ailleurs, le directeur provincial de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche a dit qu'il est notable une forte croissance du sous-secteur de l'aquaculture.
Il a observé que les projets seraient structurés par le biais de partenariats public-privé, le rôle de l'État se concentrant sur la légalisation et la mise en place d'incitations réglementaires.
Le directeur a souligné le vif intérêt manifesté par les entrepreneurs privés, notamment les jeunes investisseurs, qui ont soumis des propositions pour développer des activités aquacoles à Luanda.