Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, ambassadeur Mohieddin Salem, a déclaré que le soutien par certains pays voisins à la milice rebelle du Soutien rapide dans cette guerre est un fait avéré, attesté par de nombreuses parties internationales.
Il a souligné que les ingérences dans la guerre contre le Soudan de la part de l'Éthiopie à Al-Kurmuk, dans la région du Nil Bleu, ainsi que celles du Tchad et de la Libye à l'ouest, entre autres, sont des faits qui ne nécessitent aucun effort pour être prouvés, d'autant plus que de nombreux pays et parties extérieures l'ont déjà constaté.
Lors d'un dialogue conjoint avec l'Agence Soudanaise de Presse et la Télévision Nationale, le ministre a déclaré que le Gouvernement Soudanais agissait en tant qu'État responsable et traitait ces questions conformément aux normes et aux exigences habituelles dans de tels cas, soulignant que le Soudan, malgré tout, accueillait des réfugiés provenant de ces pays qui l'avaient agressé, et a dénoncé l'agression de ces parties alors que le Soudan n'avait attaqué personne.
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Il a précisé que l'État du Soudan du Sud n'avait pas d'implication avérée dans le soutien à la milice, mais qu'il existait des groupes et des éléments hors-la-loi qui, en dehors du contrôle du gouvernement, participaient à la guerre et à l'agression contre les Soudanais.
Il a dit que la relation avec l'Éthiopie nécessitait une certaine forme d'équilibre, soulignant qu'il existait un certain niveau de communication avec ce pays, tout en ajoutant que si l'Éthiopie souhaitait rester en paix avec le Soudan, le gouvernement n'y voyait aucun inconvénient, et que le gouvernement agissait en fonction des réalités actuelles, conformément aux aspirations du peuple.
Il a indiqué que certains pays voisins, comme le Kenya, avaient commencé à améliorer leurs positions, précisant que le gouvernement accueillait favorablement ces pas.
Il a souligné que la communication avec les pays africains n'avait pas cessé malgré la suspension de l'activité au sein de l'Union africaine, affirmant que le Soudan ne souhaitait pas que ses relations avec un voisin se détériorent, sauf si celui-ci s'y opposait.
Il a salué les positions de certains pays qui, selon lui, se sont tenues au côté du Soudan et de son peuple fermement et clairement, comme l'Érythrée et l'Égypte, soulignant qu'après la guerre, le Soudan adoptera des positions diplomatiques envers les pays en fonction de l'évaluation des positions pendant la crise de la guerre de la milice, précisant qu'il est impératif de définir les relations internationales du Soudan sous la lumière de l'image qui s'est révélée pendant la guerre.
Il a critiqué les positions de certaines forces politiques soudanaises qui réclament ainsi l'arrêt de la guerre et le dialogue sans justification, alors que la milice poursuit son agression, sa rébellion et commet toutes sortes de violations à l'encontre du Soudan et des Soudanais, se demandant comment un dialogue pourrait-il s'engager avec elle dans ces conditions.
Il a dit: « Nous avons observé l'opposition et l'avons suivie tout au long de l'histoire du Soudan, et elle n'a jamais été ainsi. » Il a souligné que la majorité des citoyens se tiennent au côté de leur armée et se battent à son côté.
Il a annoncé que le Soudan restait fermement attaché à ce que la milice n'ait aucun rôle à jouer à l'avenir. Il a dit: « Nous sommes ouverts si les autres modifient leurs positions ; nous sommes un État solide et nous gérons ces questions avec sérénité, dans les bons comme dans les mauvais moments. »