Ile Maurice: Mamy Ravatomanga porte son bras de fer jusqu'à Londres

Depuis Melrose, Mamy Ravatomanga élargit le terrain de sa bataille judiciaire. Après avoir essuyé un revers devant la justice mauricienne, l'homme d'affaires malgache tente désor- mais d'obtenir l'intervention des Law Lords britanniques. Une demande d'autorisation de faire appel a été déposée mercredi, le 22 juillet, auprès du Judicial Committee du Privy Council, à Londres.

Cette démarche a été initiée par le cabinet Thomas More Chambers, dirigé par Geoffrey Cox, King's Counsel. À travers ce recours, Mamy Ravatomanga cherche à remettre en question la décision de la Cour suprême mauricienne du 26 mai dernier, qui avait validé le refus de la Bail and Remand Court (BRC) de lui accorder une remise en liberté conditionnelle.

Dans cette procédure, l'homme d'affaires vise plusieurs autorités et institutions impliquées dans le dossier, notamment la magistrate de la BRC, le commissaire de police et la Financial Crimes Commission (FCC).

Cette offensive devant le Privy Council intervient alors qu'une autre procédure suit parallèlement son cours devant la BRC. L'homme d'affaires malgache tente une nouvelle fois d'obtenir sa liberté sous conditions, après le jugement de la Cour suprême. Mais la FCC a déjà fait connaître son opposition à cette requête.

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Les débats du 20 juillet ont d'ailleurs été particulièrement animés. Me Khushal Lobine, avocat du Malgache, a reproché à la FCC d'avoir retardé les procédures et accusé son enquêteur d'avoir fourni à la cour des éléments incomplets concernant notamment la résidence proposée à Belle-Vue-Harel. La prochaine audience sur cette demande est fixée au 30 juillet.

Devant le Privy Council, la défense devrait notamment mettre en avant la durée de la détention provisoire de son client, qui dépasse désormais neuf mois, les délais entourant l'enquête de la FCC, ainsi que les difficultés rencontrées dans ses démarches judiciaires à Maurice.

Son état de santé et ses inquiétudes concernant ses conditions de détention à la prison de Melrose devraient également faire partie des arguments présentés aux Law Lords.

Les conclusions de la commission Lam Shang Leen sur les conditions carcérales pourraient être évoquées dans ce contexte.

Mamy Ravatomanga répond de deux accusations provisoires de blanchiment d'argent ainsi que d'une accusation d'entente délictueuse liée à un trafic d'influence présumé.

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