Luanda — Le ministre des Transports, Ricardo de Abreu, a plaidé vendredi à Luanda pour la consolidation des investissements structurels et des partenariats stratégiques au sein du secteur maritime et portuaire.
Intervenant lors d'une session thématique intitulée « Investissements exécutifs et partenariats de premier plan » dans le cadre de la 3e Conférence de haut niveau sur l'économie bleue durable en Afrique, le ministre angolais a souligné que plus de 80 % du commerce international s'effectue par voie maritime, une réalité qui reflète directement la dynamique des importations et des exportations de l'Angola.
Le responsable a également noté que, contrairement au secteur de l'aviation civile, le domaine maritime présente une complexité accrue, nécessitant une coordination institutionnelle solide et une définition claire des rôles entre les différents organismes de l'écosystème maritime.
Ricardo de Abreu a aussi évoqué les récentes évolutions législatives dans le pays, mettant notamment en avant la révision de la loi sur la marine marchande, les ports et les activités connexes, ainsi que la restructuration du cadre institutionnel du secteur.
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Il a indiqué que l'action actuelle du ministère se concentre sur la mise en oeuvre effective de principes fondamentaux, tels que le contrôle par l'État du port, afin de garantir un environnement sûr, stable et ordonné pour le développement des activités maritimes.
« L'État a intensifié ses investissements dans la surveillance maritime, la sécurité et la modernisation des infrastructures, et finalise actuellement la mise à jour de la Stratégie nationale maritime et portuaire, qui contribuera à l'économie bleue », a-t-il ajouté.
Dans ce contexte, il a souligné la nécessité d'investir dans la formation et la professionnalisation des jeunes cadres afin d'assurer la pérennité des initiatives dans ce secteur.
Pour sa part, l'ambassadeur de l'Union africaine, Lamine Yahiaoui, a plaidé pour un changement de paradigme dans la mobilisation des financements destinés à l'économie bleue.
Le diplomate a souligné que si l'investissement public est essentiel dans un premier temps, il convient de privilégier l'attraction du secteur privé international.
Il a insisté sur l'importance de mettre en relation les entrepreneurs africains porteurs de projets innovants avec les investisseurs internationaux, citant notamment les conférences sur l'économie bleue organisées dans des pays comme les Seychelles, le Kenya et le Togo. La prochaine édition se tiendra au Cap, en Afrique du Sud, et l'Angola pourrait bien accueillir l'événement à l'avenir.
Cet événement, qui se déroule depuis mercredi 22 juillet à Luanda, la capitale angolaise, sur le thème « De la stratégie à l'action : un leadership politique pour la transformation de l'économie bleue en Afrique », s'achève samedi 25 par des sessions internes et une visite à la Foire internationale de l'Angola (FILDA).