LUANDA — La pénurie de personnel qualifié constitue l'un des principaux obstacles à la surveillance maritime et à la pérennité du secteur dans la province de Luanda, a déclaré vendredi le responsable du Centre régional de surveillance des pêches de Luanda, Manuel Francisco Delgado.
S'exprimant auprès de l'ANGOP lors de la 3e Conférence sur l'économie bleue en Afrique, M. Delgado a souligné que Luanda ne dispose que de 22 techniciens pour couvrir l'ensemble de sa juridiction maritime, s'étendant jusqu'à la zone d'Icolo e Bengo, le long d'un littoral de plus de deux cents kilomètres.
Il a insisté sur le fait que les effectifs actuels ne permettent pas de répondre aux besoins en matière de patrouilles et d'inspections le long des côtes de Luanda et d'Icolo e Bengo, une zone englobant des secteurs stratégiques allant de Barra do Dande à Cabo Ledo.
Selon le responsable, le manque de personnel qualifié et les infractions liées à la pêche artisanale sont les principaux freins à la pérennité du secteur dans la région.
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Pour remédier à ce déficit d'effectifs dans les eaux nationales, il a indiqué que des discussions institutionnelles sont en cours avec d'autres organismes publics concernant un projet visant à mettre en place des opérations de surveillance conjointes.
Concernant les irrégularités, le responsable a expliqué que le niveau d'organisation est plus élevé dans la pêche industrielle et semi-industrielle ; on observe une fréquence plus importante d'infractions à la réglementation dans le secteur de la pêche artisanale, qui enregistre une moyenne mensuelle de trois à cinq cas dans la province de Luanda.
« Le non-paiement des redevances d'exploitation trimestrielles constitue l'infraction la plus fréquente, principalement due à un manque de connaissances techniques et juridiques chez les opérateurs locaux », a-t-il noté.
Il a précisé que l'institution préfère ne pas se limiter aux mesures punitives, privilégiant plutôt le renforcement des campagnes de sensibilisation auprès des communautés de pêcheurs afin d'encourager l'adoption de bonnes pratiques, garantissant ainsi aux consommateurs un produit sain et écologiquement durable.