Congo-Brazzaville: Egypte - Préparatifs en cours de la deuxième réunion du comité ministériel mixte

L'ambassade de la République arabe d'Egypte en République du Congo a célébré, le 23 juillet à Brazzaville, la 74e fête nationale de ce pays qui a coïncidé avec la célébration des 200 ans de la diplomatie égyptienne moderne. Une occasion pour l'ambassadrice, Imane Yakout, d'annoncer les préparatifs pour la tenue prochaine de la deuxième réunion du comité ministériel mixte égypto-congolais.

Patronnée par l'ambassadrice Imane Yakout, en présence du ministre de l'Enseignement technique, Fulgence René Adicolle Goum, représentant le gouvernement congolais, la célébration de la 74e fête d'Egypte a été l'occasion pour elle de vanter la coopération et les relations historiques d'amitié qui lient Brazzaville et le Caire, fondées sur le respect mutuel et une vision commune de l'avenir du continent africain.

« Notre coopération continue de se renforcer dans des secteurs essentiels tels que la formation, les infrastructures, l'énergie », a-t-elle indiqué, ajoutant que son pays demeure pleinement engagé à partager son expertise, son savoir-faire et son expérience en matière de développement durable et de renforcement des capacités.

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Dans cette perspective, l'ambassadrice a annoncé les préparatifs en cours pour la tenue prochaine de la deuxième réunion du comité ministériel mixte égypto-congolais. Prélude à ce comité ministériel, elle a rappelé les visites mutuelles de délégations de haut niveau qui témoignent le dynamisme des relations bilatérales, notamment la première réunion de consultations politiques entre les ministères des Affaires étrangères de l'Egypte et du Congo, tenue le 14 juillet au Caire.

« A travers des programmes de formation, les échanges d'experts, les partenariats institutionnels et les initiatives de développement, nous souhaitons poursuivre une coopération concrète, pragmatique et mutuellement bénéfique avec la République du Congo », a-t-elle précisé.

Selon la diplomate, son pays et le Congo partagent le même motif d'une Afrique forte, où les problèmes africains sont gérés par les acteurs africains.

Mettre l'Afrique sur la carte d'investissement

Fort de l'attraction spéciale dont fait montre le continent vis-à-vis des investisseurs étrangers, au regard de ses ressources naturelles et des potentialités incomparables, l'ambassadrice a estimé que l'Afrique doit se préparer à poursuivre son agenda 2063. Un but qui anime les tentatives égyptiennes pour mettre le continent sur la carte d'investissement.

En lien avec ces tentatives, elle a annoncé l'organisation par son pays, en octobre prochain, du premier forum africain d'affaires dans le but de créer une plateforme qui deviendra le principal rassemblement du continent où le pouvoir politique rencontre l'esprit d'entreprise. Prévue de se tenir en marge de la réunion de coordination de mi-année de l'Union africaine, cette rencontre permettra de relier les moteurs établis de la croissance africaine aux nouveaux secteurs qui définissent son avenir.

Parlant de son pays, l'ambassadrice a fait savoir à son auditoire que l'Egypte témoigne aujourd'hui les fruits d'une série de projets économiques et de développement axés sur la diversification de l'économie et la transition vers une économie verte, encadrés par la stratégie de développement durable.

Grâce à la vision Egypte 2030, a-t-elle souligné, le secteur de l'énergie se positionne au coeur des projets nationaux déployés pour attirer les investissements. Des efforts ayant permis au pays de régler, en juin dernier, l'intégralité des dettes dues à ses partenaires étrangers dans le secteur pétrolier et gazier, ce qui le ramène à zéro dette. Une première depuis plusieurs années.

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