Afrique de l'Ouest: La CEDEAO réaffirme le lancement de la monnaie unique en 2027

27 Juillet 2026

Les dirigeants d'Afrique de l'Ouest ont réaffirmé leur engagement à lancer la monnaie unique de la CEDEAO en 2027, en adoptant une approche progressive qui permettra uniquement aux États membres répondant aux critères de convergence macroéconomique de la Communauté de rejoindre l'union monétaire dès son lancement.

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, le 19 juillet, les chefs d'État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont déclaré que la monnaie unique renforcerait l'intégration économique régionale, faciliterait le commerce transfrontalier et soutiendrait une croissance économique durable. Plutôt que de reporter le projet jusqu'à ce que tous les États membres remplissent les conditions requises, la CEDEAO a convenu que les pays respectant les critères exigés adopteraient la monnaie en premier, tandis que les autres y adhéreraient à mesure qu'ils atteindraient les normes requises.

Les dirigeants se sont également félicités des consultations en cours entre la Commission de la CEDEAO et les gouverneurs des banques centrales, visant à résoudre les derniers problèmes techniques avant le lancement prévu. La demande de la Guinée visant à rejoindre le groupe de travail présidentiel chargé de superviser le programme de monnaie unique a été approuvée, et la Commission a été chargée de convoquer une réunion avant le sommet du bloc prévu en décembre 2026. La CEDEAO a également chargé la Commission et l'Agence monétaire ouest-africaine d'intensifier la coordination avec les banques centrales et d'étendre la protection internationale de la marque « ECO » à mesure que les préparatifs se poursuivent.

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Pour être éligibles à la première phase de l'union monétaire, les pays doivent respecter des critères de convergence clés, notamment maintenir l'inflation à un niveau inférieur à 10 %, limiter les déficits budgétaires à 4 % maximum du PIB, restreindre le financement des déficits publics par la banque centrale à 10 % des recettes fiscales de l'année précédente et disposer de réserves de change suffisantes pour couvrir au moins trois mois d'importations. Parmi les autres objectifs figurent un renforcement du recouvrement fiscal, des dépenses publiques viables, des taux de change stables et des taux d'intérêt réels positifs.

Points clés à retenir

La décision d'opter pour un lancement progressif marque un tournant majeur dans les efforts de longue date de la CEDEAO visant à mettre en place une monnaie commune. Depuis que le projet a été proposé pour la première fois, les dates de lancement successives -- notamment 2005, 2010, 2015 et 2020 -- ont été reportées, car peu d'États membres étaient en mesure de satisfaire simultanément aux critères macroéconomiques requis.

En n'autorisant dans un premier temps que les pays éligibles à adhérer, la CEDEAO vise à éviter de nouveaux retards tout en préservant la crédibilité de la future monnaie. Une union monétaire réussie pourrait réduire les coûts de transaction, éliminer les risques de change au sein des pays participants et stimuler le commerce intrarégional, qui reste relativement faible par rapport à d'autres blocs économiques.

Toutefois, le succès de l'ECOWAS dépendra d'une discipline budgétaire soutenue, d'une politique monétaire coordonnée et de l'engagement politique des États membres. Si elle est mise en oeuvre efficacement, la monnaie unique pourrait devenir l'une des initiatives d'intégration économique les plus importantes d'Afrique, offrant une base plus solide pour l'investissement, le commerce et la stabilité économique à long terme dans toute l'Afrique de l'Ouest.

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