Congo-Kinshasa: Ituri - Le gouverneur militaire ordonne le démantèlement des barrières illégales sur les routes

26 Juillet 2026

Le gouverneur militaire de l'Ituri a ordonné la fin des tracasseries et des rackets sur les routes de la province. Dans une note officielle devenue virale sur les réseaux sociaux depuis samedi 25 juillet 2026, il instruit les autorités militaires, policières et administratives de démanteler toutes les barrières illégales érigées sur les principaux axes routiers.

Cette décision est saluée par les acteurs de la société civile qui veulent y croire, notamment à Mahagi, où une journée « ville morte » a récemment été organisée pour dénoncer ces pratiques qui paupérisent davantage la population déjà durement frappée par l'insécurité.

Des paiements imposés sur plusieurs axes routiers

Des barrières illégales sont installées sur plusieurs axes routiers de l'Ituri, notamment sur les tronçons Bunia-Kasenyi, Nyakunde, Komanda, Mahagi et Aru. À ces points de contrôle, des militaires et des policiers imposent aux conducteurs de motos et de véhicules des paiements allant de 500 à 1 000 francs congolais, parfois tous les 5 kilomètres.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Une pratique dénoncée depuis des années par les usagers de la route.

La colère monte à Mahagi

À Mahagi, la situation a provoqué la colère des jeunes, qui ont démantelé plusieurs barrières avant d'être dispersés par la police. La société civile avait ensuite décrété une journée « ville morte » pour protester contre ces rackets.

Les commerces sont restés fermés et les activités de transport ont été fortement perturbées. À la suite de cette mobilisation, le gouverneur militaire a ordonné la suppression des barrières illégales et l'ouverture d'enquêtes, permettant ainsi la reprise des activités.

Une mesure étendue à toute la province

Vingt-quatre heures plus tard, cette mesure a été étendue à l'ensemble de la province. Les commandants militaires, les administrateurs des territoires et le maire de Bunia sont chargés de son application.

Selon la circulaire, tout contrevenant s'expose à des poursuites devant la justice militaire.

Entre satisfaction et prudence

La décision est saluée par les organisations citoyennes et les usagers de la route. Toutefois, beaucoup restent prudents et attendent sa mise en oeuvre effective.

Ils rappellent que des mesures similaires ont déjà été annoncées par les autorités militaires et les gouverneurs successifs, sans produire de résultats significatifs sur le terrain.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.