Centrafrique: Une opération de démantèlement des barrières illégales

En Centrafrique, les autorités passent à l'offensive contre les barrières illégales qui entravent la libre circulation des personnes et des biens. La Brigade spéciale mixte de contrôle et de surveillance des barrières a lancé une vaste mission de démantèlement dans plusieurs grandes villes du sud-ouest et du nord du pays.

Cette opération fait suite à de nombreuses plaintes d'usagers de la route qui dénoncent, depuis plusieurs années, les tracasseries, les rackets et la multiplication de postes de contrôle non autorisés, tenus par certains agents des forces de sécurité, des douanes ou encore des services des eaux et forêts. L'opération a pour objectif d'identifier et démanteler ces postes illicites, de poursuivre leurs auteurs devant la justice et de garantir la libre circulation sur l'ensemble du territoire national.

« Nous sommes passés de la phase de sensibilisation à la phase de répression », informe le général Bienvenu Nguimalé. À la tête de la Brigade spéciale mixte de contrôle et de surveillance des barrières, le général découvre une barrière illégale, à 17 kilomètres au nord de Bangui. Les agents présents sont pris de court. Pourtant, un décret présidentiel de juin 2023 interdit l'installation de toute barrière illégale.

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Une opération saluée par les riverains

« Ce décret fixe les points des barrières, la nature des contrôles et il fixe les droits à acquitter. Force est de constater que beaucoup de nos compatriotes de la sécurité intérieure mettent de côté les instructions des plus hautes autorités », déplore le général Bienvenu Nguimalé. Conséquence : les usagers de la route sont victimes de rackets sur ces barrières illégales, tandis que les sommes collectées n'entrent pas dans les caisses de l'État.

Le démantèlement de ces barrières est salué par les riverains. Parmi eux, Mathurin : « Nous avons vraiment trop souffert. Ces gens nous ont dépouillés pendant des années. Cette opération est salutaire ; elle nous soulage. Désormais, on peut voyager librement pour gagner notre pain quotidien. »

Les agents interpellés appartiennent à la gendarmerie, aux eaux et forêts, à la mairie ainsi qu'aux douanes. Ils seront traduits en justice, assure le général Bienvenu Nguimalé : « De la ville de Bangui à Mbaïki, de Bangui à Bambari, en passant par les villes de Damara et Sibut, il y a eu onze barrières illégales démantelées et onze interpellés. » Aujourd'hui, de nombreux Centrafricains réclament la pérennisation de cette opération.

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