Des femmes sont en formation intensive en leadership et en techniques de négociation à Dakar depuis hier, lundi 26 juillet 2026, et ce pour une semaine. Une session organisée par African Women in Agricultural Research and Development (AWARD) et qui réunit une cinquantaine de femmes scientifiques originaires de l'Égypte, du Ghana, du Maroc, du Nigeria, du Sénégal et de la Sierra Leone.
African Women in Agricultural Research and Development (AWARD) tient à Dakar, une formation intensive en leadership et en techniques de négociation. Cette rencontre réunit 50 femmes scientifiques originaires de l'Égypte, du Ghana, du Maroc, du Nigeria, du Sénégal et de la Sierra Leone. Selon les organisateurs, ce programme vise à renforcer leurs compétences en leadership, en communication, en négociation et en management afin de leur permettre de mieux évoluer au sein de leurs organisations, de diriger efficacement des équipes, d'influencer les processus décisionnels et de développer des réseaux professionnels solides.
Ainsi, à travers cette initiative, les participantes seront mieux préparées à contribuer à la transformation de systèmes agricoles et alimentaires plus résilients, inclusifs et durables en Afrique.
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Rama Ndiaye, ingénieure agronome et experte en entrepreneuriat et accès au financement à ENABEL, l'agence de Coopération Belge explique : « j'ai remarqué que le développement des systèmes agroalimentaires nécessite non seulement des capacités techniques, mais également un leadership fort, une prise en compte et une meilleure compréhension du genre afin de promouvoir, mais également de développer des initiatives de soutien adaptées aux acteurs du secteur agricole au Sénégal » a-t-elle fait savoir.
Et d'attester : « il faut toujours apprendre de nouvelles approches, découvrir l'expérience des autres femmes leaders du continent africain, afin d'accroître son impact dans la conception, mais aussi la mise en oeuvre d'initiatives d'appui aux acteurs du secteur agricole au Sénégal ». Elle estime en outre que le défi de leadership réside dans le fait de s'exercer dans un environnement où il y a d'autres acteurs qui ne sont pas femmes et qui, la plupart du temps, n'acceptent pas d'être dirigées ou d'être managées par une femme.
Pour Adama Kane, docteure en Sciences économiques, spécialisée en Economie du changement climatique, les femmes doivent mettre en avant des actions durables et résilientes. « Aujourd'hui, face aux impacts du changement climatique, je pense qu'il est très important de revoir comment on pourrait bâtir une agriculture résiliente, durable. Donc face à cette formation de leadership, nous essayons de voir comment, en tant que femmes, nous pouvons intervenir en mettant des actions durables, résilientes », a-t-elle soutenu.
Et de renseigner : « récemment, à travers une enquête sur le terrain que j'avais faite, j'ai eu à comprendre que les femmes avaient besoin de soutien, surtout dans le milieu rural. Donc, à travers 6 villes sénégalaises, comme Kaolack, Dakar, Saint-Louis, Ziguinchor, Thiès, j'ai compris que ces femmes ont besoin d'être soutenues dans le milieu agricole. C'est dans ce cadre que je me suis inscrite dans ce programme de formation pour comprendre comment nous pouvons agir pour réduire les inégalités ? Comment nous pouvons essayer de voir, à travers des actions concrètes ? Etant dans le milieu de la recherche universitaire, nous essayons de transformer la recherche en action ».
Rappelons que le Women in Agriculture Leadership Program Fellowship est une initiative d'African Women in Agricultural Research and Development (AWARD), financée dans le cadre du Partenariat Afrique-Australie pour une agriculture résiliente au changement climatique. Ce partenariat est mis en oeuvre par le Centre australien pour la recherche agricole internationale (ACIAR), en collaboration avec le ministère australien des Affaires étrangères et du Commerce (Department of Foreign Affairs and Trade - DFAT).